Accueil Date de création : 22/11/08 Dernière mise à jour : 03/11/09 16:45 / 48 articles publiés
 

XXIII  (A coeur ouvert) posté le samedi 14 mars 2009 22:13

Thomas et David débarquèrent ensemble dans la discothèque où les deux frères leur avaient donné rendez-vous. Ce n’était pas la première fois que le couple venait ici. Parfois seul, parfois avec des amis, les soirées intimiste malgré la foule qui se mouvait dans la boîte de nuit étaient toujours attendues et appréciés.

On pourrait se demander ce que ce brun lunatique faisait dans un endroit comme celui-ci qui renfermait tout ce que, habituellement,  il détestait. Le bruit, la danse, les gens en état d’ébriété ou les gens tout simplement et la lumière trop forte à son goût. Cette ambiance il ne l’aimait pas. Habituellement. Mais certains soir comme celui-ci, David mettait de côté ses principes  et acceptait de se « lâcher » comme le qualifiait si bien Thomas, son petit ami. Le contraste entre le David de tout les jours et celui de ces sorties déjantés était flagrant, si bien que le première où Thomas et lui étaient sorti faire la fête, ce dernier l’avait fixé tel un aliéné tant son comportement se dissociait de son caractère. Mais avec le temps il s’y était habitué. Comme quoi on ne connaît jamais parfaitement les gens que l’on aime.

Une transe. Voilà ce qu’était la fête pour le brun. Une transe par laquelle il entrait dan un monde parallèle dans lequel aucune douleur d’existait. Juste lui, et ceux qu’il aime. Un monde où il échappait à son emprise.

 

Les deux amants se sourirent, de bonne humeur et se présentèrent à leurs deux amis. Mais le visage de David se décomposa quand  le troisième membre de la famille des jeunes hommes s'avança vers lui pour le saluer. Il interrogea du regard Will et Thibault et remarqua rapidement que les deux frères ne souriaient pas. Ils semblaient accablés, tels des prisonniers avançant dans le couloir de la mort. De toute évidence, Cédric les avait découverts.

-Nous vous attendions ! déclara justement celui-ci avec un sourire conquérant. Bah alors, c'est quoi cette tête? Tu n'es pas content de me voir David?

-Qu'est-ce que tu fais là? Lui demanda-t-il.

-Oh, tu parles de cette boîte gay? J'ai entendu dire que mes deux petits cousins incestueux allaient s'amuser alors j'ai proposé de les amener. Il affichait un sourire presque sadique. Ils m'aiment tellement qu'ils ont convaincu leurs parents de me laisser rester un peu plus longtemps chez eux ! C’est-y pas magnifique ?

Il attrapa Thibault et Will par les épaules et les embrassa sur la joue. David lui aurait bien fait ravaler son sourire hypocrite. Cet homme le dégoutait, il tenait en laisse ses amis par le chantage.

-Bon je vais chercher les boissons se proposa Cédric, et il parti en direction du bar.

-Quel enfoiré, cracha Thomas.

Will vida cul sec son verre déjà entamé avant l’arrivé du couple  pour se donner du courage et entraîna Thibault sur la piste de danse.

-On ne va pas se laisser mâter par ce con, il ne nous gâchera pas notre soirée ! déclara-t-il avant de disparaître dans la foule d'une des plus grandes boîtes gay de la ville, suivie par Thomas et David qui ne comptaient pas faire preuve de politesse en attendant le retour de Cédric. Mieux, s'ils pouvaient ne pas le revoir de la soirée alors grand bien leur ferait !

 

David et Thomas eurent tout d'abord un peu de mal à rentrer dans l'ambiance puis, doucement ils se laissèrent entraîner par la musique et leurs amis, agitant les bras, la tête, le popotin et les jambes au rythme des "boum-boum" sonores des enceintes. Cédric revint quelques minutes plus tard, cinq bières à la main et les danseurs les lui extraire sans ménagements, se désintéressent de suite de lui. Le blond fronça les sourcils. Apparemment ils se liguaient contre lui.

Plus les minutes passaient plus le taux d'alcool dans le sang augmentait au fil des bières/vodkas/martinis/tequilas …, ingurgités et tous se déchaînaient, plus ou moins conscients de leurs actes, David se déhanchant fiévreusement contre Thomas en une danse très collé-serré, les bras noué autour de son cou. L’espace entre les corps de Will et Thibault n’était guère plus grand si bien que Cédric, exclue n’eut d’autre choix que de s’incliner et se retirer au bar pour attendre une occasion plus favorable de faire parler de lui.

Fatigués, les couples prirent place sur les canapés, transpirant et hilare quand Thibault se cassa la figure dans les escaliers, heureusement sans mal.

Confortablement assis, son cadet sur les genoux, Will entama la conversation.

-Alors les mecs, à quand le mariage ?

-Qu’est-ce que tu jacte toi là-bas ? lui répondis David, agacé par les sous entendu décalé de l’autre brun.

-Tu choisis quoi, Dave, enchaina Will, de garder ton nom de jeune homme ou de prendre celui de Tom ?

-Chéri, avant de voir mariage il faut d’abord parler vie commune ! Tu mélanges tout !

-Thibault, la voix de la raison ! On l’avait oublié celle-là ! le piqua Will en retour. Mais C’est pas faux. Donc d’abord, même maison, puis bague au doigt et ensuite les gosses !

-Mais bien sûr ! intervint Thomas. A condition que Sarko change certaines lois et que David se fasse greffer un utérus, hein mon amour ?!

-Quelle horreur, répondis le concerné avec une mine dégouté. Bon, vous m’excuserez les filles, mais j’ai un problème féminin à aller régler, à plus !

David poussa ensuite la porte des toilettes de la boîte afin d’évacuer son sur plein de boisson. Mais debout devant la pissotière il ne remarqua pas le regard insistant d’un certain blond sur sa personne, et ne senti sa présence derrière lui qu’au moment où celui passa ses bras autour de sa taille. David sourit, pensant qu’il s’agissait de Thomas et referma sa braguette pour se retourner vers lui.

-Qu’est-ce que tu fais ? lui demanda t-il sans comprendre, sa capacité de réflexion étant amoindrit par l’alcool.

Cédric ne répondit pas, l’attrapant par le col pour le plaquer contre un mur. Il colla son corps au sien et prit possession de sa bouche en maintenant sa tête de ses mains. David, en un premier temps chercha à se libérer de son emprise, puis battit  en retraite, laissant Cédric le toucher. Ses pensées ne s’alignaient plus.

Ce qu’il faisait en cet instant ? Il embrassait.

Qui ? Il n’y pensait même pas.

Seul le touché d’une main s’agitant doucement dans son pantalon se détachait de toutes autres sensations. Et cette langue dans sa bouche qui bougeait avec la sienne. Elle était chaude, agréable.

David se laissait transporter par le désir.

 


 

{#} Oh oui haissez-moi !! Héhé, que va-til se passer pour David? Moi je sais mouhaha!!!

Bon alors au dépard je voulais mettre une musique mais..j'ai eu la flegme, d'ailleurs ceux qui ont reçu mon message remarquerons que j'ai beaucoup la flemme ces temps-ci. J'ai chopé le virus !

Bref, encore un truc avant que j'aille me coucher (car il est 22h30 et dnc il est très tard!! non je rigole je suis juste crevé, trop de snowborad)

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Chapitre XXIV  (A coeur ouvert) posté le vendredi 20 mars 2009 22:37

Seul le touché d’une main s’agitant doucement dans son pantalon se détachait de toutes autres sensations. Et cette langue dans sa bouche qui bougeait avec la sienne. Elle était chaude, agréable.

David se laissait transporter par le désir.

 

David se libéra de l’étreinte de Cédric pour le repousser contre le mur puis retrouva sa bouche en un contact sauvage et brutal. Le blond lui, retira sa main de son pantalon pour la glisser sous son t-shirt, caressant désormais la peau nue de son dos, mordillant dans le même temps le lobe de son oreille. Collé contre la paroi de carrelage, Cédric fixait leur image dans le miroir du mur opposé, se délectant de la scène dont il était l’un des acteurs et se sourit, satisfait de la réussite de son plan. Il avait enfin ce qu’il voulait.

Mais David ne put voir le sourire pernicieux du blond jeté à lui-même. S’il l’avait vu, aurait-il détecté le piège dans lequel il s’élançait ?

Cédric attira le brun à l’intérieur d’un cabinet de toilette après une remarque d’un client de la boîte qui visiblement n’appréciait pas la démonstration d’affection publique des deux hommes. Avec empressement, ils déferrent leurs ceintures et laissèrent tomber jeans et sous-vêtements à leurs pieds. David retourna le blond contre le mur près à assouvir son désir, mais Cédric protesta.

-Je ne me fais pas bais…

-Ta gueule.

Et David l’obligea à lui tourner le dos

 

Ils étaient sortis. Cédric avait rejoint le groupe, laissant David seul face à sa culpabilité.

Il s’observait dans le miroir mural positionné au dessus des lavabos et s’aspergea le visage d’eau fraîche pour se remettre les idées clair. Ce reflet…il en avait honte. Honte d’avoir été faible. Faible face à ce qu’il ne pensait ne jamais succomber. Qu’est-ce que cela lui avait apporté ? Rien. Un plaisir physique ? Si futile face à son mal être présent. Cette culpabilité qui le rongeait déjà, à peine sortie de son lieu de faute. Il se haïssait. Il l’avait trahit, lui, l’homme qui aimait, à présent il se sentait si sale ; un être répugnant.

Thomas .David se figea, les conséquences de son erreur le frappant avec  la force d’une massue. Comment pourrait-il lui pardonner une telle traîtrise ? Le pourrait-il ? David s’affola, s’effraya puis suffoqua, son cœur pressé dans un étau qu’il s’était lui-même infligé. Sa poitrine se soulevait rapidement et à rythme irrégulier alors que l’une de ses main s’agrippait au rebord du lavabo pour maintenir son équilibre. Les fêtards passaient près de lui, le regardant comme  un fou qu’il faut à tout prix ignorer si l’on ne veut pas en devenir la victime. Mais lorsque qu’un homme d’une vingtaine d’années s’avança vers lui pour lui demander s’il avait besoin d’aide, David détourna la tête, le regard blessé, incapable de formuler une phrase, pas même pour l’envoyer sur les roses. L’homme avait alors détourné son attention de lui pour entreprendre ce qu’il était venu faire ici. David, respirait profondément pour reprendre son calme, tachant d’éloigner  son esprit de ce qui le tourmentait. Thomas ne devait pas le voir ainsi.

-Lâche, es le courage d’assumer tes erreurs ! s’invectiva-t-il. Mais au fond, même si cette lâcheté le dégoutait, la peur de perdre Thomas, elle,  l’assassinait.

-Dave ? Mais où t’étais passé, je te cherchais partout, je suis déjà venu deux fois ici ! On s’inquiétait !

Lui tournant le dos, David se séchait les mains sur une serviette, soucieux d’acquérir  une expression neutre avant de faire face à Thomas.

-Rien, lui répondit-il sèchement pour cacher les trémolos de sa voix. On peut rentrer s’il te plait ? Je suis crevé.

Thomas le dévisagea suspicieux mais acquiesça, convaincu  par le visage livide de David.

-D’accord, on y va.

Après avoir annoncé leur départ à leurs amis, le couple rejoignit la voiture garée sur le parking de la boîte. Aucuns des deux hommes ne parlaient, un profond  malaise s’était installé et le châtain se questionnait sur sa raison. Le seul moment où David prit la parole durant le voyage fut pour demander à Thomas de le ramène chez lui, ce qui ne fit qu’augmenter l’inquiétude de celui-ci qui se demandait pourquoi son amant semblait si détaché de la réalité. Plusieurs fois le châtain tenta de le faire parler, mais toujours David lui répondais par un « je suis fatigué » et au bout de trois tentatives, il fini par l’envoyer paitre. Thomas abandonna. Le brun était buté et en insistant  il ne provoquerait que sa colère.

 

En rentrant chez lui, David se dévêtit lentement, amorphe, et prit place dans la cabine de douche où il s’assit, les jambes repliés contre lui, l’eau chaude coulant sur son corps secoué de temps à autre par les sanglots. Il ne souhaitait qu’une chose : se nettoyer de toutes les impuretés de son corps à défaut de faire disparaître celles de son âme et de son cœur. Il était soulagé que son amant soit parti. A ses côtés, le poids de la culpabilité l’écrasait davantage et son mal être s’accentuait sans qu’il ne puisse se laisser aller aux larmes.

Pleurer.

Cela faisait si longtemps qu’il ne l’avait pas fait. Il se souvint du jour où Thomas l’avait repoussé après leur premier baisé. Il en avait souffert, perdu dans des sentiments nouveaux qui l’effrayaient. Ce soir là il avait pleuré. A cause de Thomas. Pourtant cette nuit il avait commis un acte bien pire que le court rejet de son ancien professeur. Un acte impardonnable qui lui valait de s’infliger une torture morale faite de remords, de craintes et de souffrances.

Il le paierait.

 

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Bientôt  (Trucs, machins...) posté le samedi 04 avril 2009 09:02

Bonjour à toutes !

 

Cela ne fait pas si longtemps que je n'ai pas posté d'article -15 jours il y a pire même si pour moi cela paraît une éternité - mais je vais essayer de me rattraper pendant ces vacances (qui débutent donc lundi) mais je ne vous garanti rien. J'ai décidé de me compliquer la vie dans ACO donc maintenant 'faut que j'assume ! Et en ce moment je me sens un peu détaché de cette histoire. J'ai commencé à écrire pour m'évader de la vie réele, pour me réfugier dans un petit monde à moi, mon jardin secret si je puis dire, un endroit où je joue avec mes propres règles, où je créée avec mes propres idées et envies. Ecrire cette hitoire me passionnait vraiment, j'y pensait sans cesse et faisant barrage à tout autres problèmes qui en temps normal me préoccupaient. Mais aujourd'hui je pense avoir moins besoin d'écrire pour me sentir bien. Mes problèmes sont devenus presque négligeables me permettant de revenir à la vie réele sans risques -ou presque.

But don't worried ! Je n'abandonne pas! Je suis trop attaché à mes personnages et à leur histoire que je veux vous faire découvrir pour cela. Ce n'est quand petit moment de passage à vide. Comme je l'ao dis plus haut l'histoire se complqiue un peu et il y aura un ou deux passages difficile à écrire et à lire même s'ils ne viennent pas tout de suite. Et puis comme j'ai du mal à me mettre au boulot, je commence à écrire les chapitres qui me plaisent le plus et manque de bol ce ne sont pas vraiment les chapitres les plus proches. Enfin. Je compte en écrire un minimum de 2 chapitres pendant les vacances. Promis.

 

"Au lieu d'écrire ce beau discours tu n'aurais pas put écrire un chapitre??!!"

Héhé, en fait je vais m'y mettre là. Et si je n'y arrive vraiment pas ba...je n'aurais car réécrire sur l'ordi ceux sur papier.

 

Encore un petit mot : Merci à celles qui me lisent et plus particulièrement à celles qui laissent des commentaires (désolée lecteurs fantômes mais je ne peux pas remercier des personnes que je ne vois pas -façon de parler ^^), sachez qu'ils me font tous très plaisir et qu'ils m'offrent encore plus l'envie d'écrire.

 

Bonnes vacances à ceux qui y sont !

 

En pix: représentaion du couple Thibault/Will.

 Sont-y pas trop mimi?

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Chapitre XXV  (A coeur ouvert) posté le dimanche 05 avril 2009 22:26

 David

Deux semaines s’étaient écoulées depuis notre dernière sortie en boîte. Une réussite pour certains, un désastre pour d’autres. Pour moi. Deux semaines que je fuis la réalité, ou plutôt celle qui le sera. Je ne puis affronter Thomas. Comment pourrai-je lui confesser ce que j’ai moi même du mal à m’avouer. Alors comment le lui dire à lui ? J’esquive ses appels, me fais passé absent lorsqu’il vient me voir, inquiet de ne pas recevoir de mes nouvelles. Je mens à ma sœur, à ma mère, à mes amis et à l’homme que j’aime en prétendant aller bien, alors que tout va mal. Et je me mens à moi-même. J’étais bourré, je ne savais pas ce que je faisais. Mais la vérité et là, je l’ai trompé. Et je pourrais implorer tout les Dieux en lesquels je ne crois pas, aucuns d’entre eux ne pourra effacer mon erreur. Parce qu’il faut tout simplement l’assumé et que les erreurs font avancé, dit-on. Si Thomas s’en va je ne sais si je pourrais continuer d’avancer. Longtemps bloqué dans mon passé il est celui qui m’en a délivré. Il sera celui qui m’y fera retourner.

 

Que puis-je faire
Quand l'histoire est ma cage ?

 

Un nouveau texto reçu de sa part m’indique sa prochaine venu  à mon domicile comme tant d’autres qu’il m’a déjà envoyé me permettant de fuir avant son arrivé. Mais aujourd’hui je reste. Je reste pour l’affronter. Car je sais que je ne pourrais l’écarter bien longtemps de va vie, et mon mal être est bien trop lourd pour que je persiste dans mon mutisme.

Tu as le droit de savoir…que je regrette ce pourquoi tu me détesteras et surtout, que je t’aime et implore ton pardon. Je n’ai jamais voulu ça.

A la sonnerie de l’interphone je sursaute sans me levé pour aller répondre,  laissant ma mère ouvrir à ma place. Cette sonnerie me parait insistante et agressive, présage d’une grande colère. Ou peut-être est-ce mon imagination qui s’embrase pour me faire peur ?

Couché sur mon lit, le visage droit et impassible j’attends ce qui sera mon jugement et mon regard tourné vers mon réveille, je calcule les minutes qu’il reste, me semble-t-il, à mon cœur avant qu’il ne s’arrête. J’ai tenté d’espérer, mais comme une envie de me faire mal je me force à penser que pardon  il ne peut y avoir. Alors achève-moi.

Ses pas résonnent jusqu’à ma porte, sa démarche identifiable fait surgir en moi deux émotions paradoxales. La joie : l’envie soudaine de me lever et de me perdre dans ses bras. Et la peur : celle de voir son visage souriant s’effondrer face à la déception. Thomas frappe doucement à ma porte et l’ouvre avec lenteur en passant la tête par l’ouverture. Il me sourit et entre dans la pièce la refermant la porte derrière lui. Je lui souris faiblement en retour et il fronce les sourcils.

-ça ne va toujours pas depuis la dernière fois ? Tu ne réponds jamais au téléphone que ce soit sur le fixe ou sur ton portable, qu’est-ce qui se passe ? me demande-t-il visiblement inquiet tout en prenant place sur le rebord du lit.

-Rien, je lui réponds en me redressant, pour lui faire face.

Sa main se pose sur ma nuque un instant sur un soupir, puis retombe, las. Il est loin d’être idiot et devine parfaitement l’existence d’un problème sans pour autant pouvoir le cerner, ce qui l’agace fortement.

-Qu’est-ce qui ce passe ? Tu ne veux pas me voir ça je l’ai bien compris mais j’aimerais savoir pourquoi ! En boîte tu t’es absenté un long moment et quand je t’ai retrouvé tu étais…bizarre. Qu’est-ce qu’il s’est passé exactement ?

Je baisse les yeux incapable d’affronté son regard.

-Tu…tu as pris quelque chose ? Hésite-t-il à me demander. Je relève vivement la tête étonné, presque choqué et je le vois se mordre la lèvre inférieure, nerveux.

-Tu insinues quoi là, que je me suis drogué ?

-Je cherche juste à comprendre…

-Et bah non. Il aurait peut-être mieux fallu…

-Alors quoi ?! Si tu as un truc à me dire dis le franchement c’est pourtant ce que tu sais faire de mieux alors vas-y ! Tu…c’est moi le problème ?

Il me regarde les yeux chargés de souffrance. Pense-t-il vraiment que je veux rompre avec  lui comme ses paroles le laissent deviner ? Je lui prends la main que je serre fort et pose ma tête sur son épaule, le visage calé dans le creux de son cou. Il remarque ma crispation et passe son bras derrière mon dos pour me serrer contre lui, rassurant. Une larme coule le long de ma joue, il panique. Jamais il ne m’a vu pleurer et j’aurais voulue que ce ne soit jamais le cas, mais voilà, je ne peux retenir mes larmes plus longtemps.

-Mon amour qu’est-ce qu’il y a ? Dis moi…Il prend mon visage entre ses mains pour me forcer à le regarder mais je les retire vivement et me colle contre son corps, le pressant contre moi pour me donner l’illusion qu’il ne partira jamais, mes larmes ruisselants jusque sur son t-shirt.

-Je t’aime…je suis désolé…

Il me supplie d’arrêter de pleurer et tente me rassurer par des caresses et des mots réconfortants qui ne font qu’augmenter mes larmes.

-Pardonne-moi, je ne l’ai pas voulu…je n’ai pas réfléchis, j’étais bourré…et on a…je…je regrette Thomas…

Il se raidit. A-t-il comprit ? Je tremble alors qu’il me repousse doucement, un regard indéchiffrable posé sur moi. Je ne veux pas entendre sa voix, je ne veux pas qu’il prononce le moindre mot. Alors dans un souffle, je me porte à moi-même le coup de grâce.

-Je t’ai trompé.

Il m’observe figé. Et nous restons un instant à nous jauger, sans bouger.

-Tu quoi ?

-Je suis désolé, c’était une erreur je…

Il me coupe la parole et se lève brusquement me surplombant de toute sa hauteur. Ses traits sont tirés et sa mâchoire crispée, et si son expression traduit sa colère, son regard lui exprime tout la déception que je lui inspire.

-Pourquoi t’as fait ça ?

Que lui répondre ? Dois-je me défiler, lui dire que ce n’étais pas totalement ma faute mais celle de Cédric, que c’est lui qui m’y a poussé l’alcool aidant ?

-Je n’ai pas réussit à lui dire non et…je l’ai laissé faire et je me suis emporté.

Thomas me tourne le dos et prend appui des ses mains sur le rebord de la fenêtre ouverte, la tête baissé près de son torse il cherche à se métriser, et à comprendre. D’un geste vif il plaque sa main sur son visage au niveau du front qui glisse jusqu’à son menton, accrochant sa peau comme s’il voulait chasser un mauvaise pensée.

-Si un jour l’un de nous deux devait tromper l’autre, j’ai toujours pensé que ce serais moi, même si je m’en sais incapable. Je te pensais bien trop droit et honnête pour commettre une telle traitrise David. Je te pensais plus mature, plus apte à réfléchir aux conséquences. Il faut croire que je me suis trompé sur ton compte. Tu me déçois.

-Tom…

-Et dire que c’est toi qui parlais de confiance ! C’est toi qui te méfiais des gens à ne pouvoir ouvrir ton cœur de peur d’être blessé en retour ! Alors pourquoi t’as fais ça ?!

Un long silence s’installe sans qu’aucun d’entre nous ne parle. Je ne sais quoi lui répondre et lui tente de comprendre mes propres agissements.

-Est-ce que tu a la moindre idée de ce que je peux ressentir là, maintenant ? Toutes mes illusions s’écroulent. Putain j’étais heureux avec toi ! Je t’aime sincèrement et j’ai l’impression que de ton côté, c’est que du vent !

-C’est faux ! Je t’aime aussi Thomas sinon je n’aurais pas autant de remords !

-J’espère bien que tu en as, parce que tu vas les supporter encore longtemps.

Il se dirige d’un pas pressé vers la porte, près à quitter ma chambre mais je m’y dirige à mon tour et me plaque contre elle pour la maintenir fermé.

-Thomas je t’en supplie, ne pars pas ! Ça ne signifiait rien pour moi, il n’y a que toi qui compte ! Je sais que toutes les excuses du mondes ne valent rien, que c’est facile de demander pardon mais crois-moi, ce soir là j’étais saoul, je ne me souviens pas de la moitié de la soirée et encore moins de ce que j’y ai fait ! Si je n’avais pas bu autant jamais je n’aurais couché avec Cédric !

-CEDRIC !?s’exclame-t-il. C’est avec lui que tu m’as trompé ? Et dire que tu le détestais, t’es vraiment qu’un hypocrite. Dégage de là !

Il me prend par les épaules et me pousses sur le côté si violement que je manque de tomber au sol. Sa violence me stupéfie. D’un tempérament calme et d’un langage poli jamais je n’aurais imaginé Thomas dans un tel état. Et pourtant, j’ai tout fais pour. Je le poursuis dans le couloir où il s’est déjà engouffré et m’accroche à lui pour l’empêché d’avancer. J’ai l’air misérable en cet instant à l’implorer de ne pas me quitter, mais si je parvins à le retenir alors aussi minable que je sois, je serais heureux.

-Thomas, JE T’AIME ! Dis-moi ce qu’il faut que je fasse pour que tu ne me quitte pas ! Il faut que je te supplie c’est ça ? Regarde, voilà, ne pars pas, je t’aime, je suis désolé…

A genoux devant lui, il me jette un regard méprisable.

-Tu as raison, ce n’est pas la peine de t’excuser. Je serais toi je ne gâcherais pas le peu de dignité qu’il me reste à me jeter par terre, relève toi et assume ! S’il y en a un qui devrait pleurer ici c’est moi !

-Thomas…

-On aurait pu être heureux tout les deux, t’as tout gâché.

- Mais tout n’est pas perdu ! je me relève brusquement. Tu pourrais me…me …

-Te pardonner ? Il prend un temps de réflexion pendant le quel son visage traduit toute sa douleur et sa voix retrouve sa douceur habituelle, sa main venant même effleurer ma joue.

-J’aimerais te pardonner, oublier. Mais je ne peux pas. Je n’y arriverais pas. Toute la confiance placé en toi à disparu, plus rien ne pourrais être comme avant. Je ne peux pas te côtoyer chaque jour avec l’image de toi avec un autre et le doute que tu recommences. Merci pour tous ces merveilleux moments passés ensemble. Je n’ai jamais été autant heureux de toute ma vie.

Ses yeux humides se posent pour la dernière fois sur moi et je distingue juste avant qu’il ne se retourne une larme couler le long de sa joue et s’arrêter sur le coin de ses lèvres.

-Je comprends. Si nos rôles avaient été inversé, et que tu m’avais trompé puis avoué, je t’aurais hais, alors je ne peux t’en vouloir, lui confessai-je dans un souffle quasi inaudible avant qu’il ne referme la porte d’entrée derrière lui, me laissant seul avec ma peine et mon désespoir. Doucement je glisse au sol.

 

L’Amour. Comment un sentiment si beau peut-il être à la fois aussi destructeur ? Aimer pour souffrir, souffrir pour aimer, où se situe la logique ? Est-ce que l’un peut aller sans l’autre ?

J’ai été heureux, oui, et même au-delà. Pour la première fois je l’étais réellement, soulagé de toutes mes peines, de toutes mes peurs. J’ai toujours pensé que ce sentiment ne pourrait me touché, je pensais mon cœur imperméable à l’Amour, et maintenant que j’aime, que je donne mon entière confiance à une personne pour la première depuis ce que j’ai vécu, alors que je me suis offert à lui, que ce soit mon corps comme mon cœur, je nous détruis, lui comme moi. Pourrai-je un jour être heureux sans que mon monde ne s’écroule ? Sans, dans ma bataille vers le bonheur être blessé ?

 

 


 

Comme quoi le dernier article m'a boosté pour écrire. je ne sais pas si ce chapitre est des plus génial mais je n'ai pas envie de perdre mon temps à le retravailler encore et encore donc il faudra s'en contenter ^^

Aussi pour "Expert Innocence" j'ai décidé de changé le prénom de P1 (justin) qui se nommera désormais Andreas. illumination que j'ai eu une nuit en Espagne, une chance dans mon malheur puisque -entre autre- il ne faisait pas très beau. Et après on dit que l'espagne est le pays du soleil !!?? Merci bien mais je préfère la France et ma bonne vielle ville de Grenoble ! Andreas, ça plait?

Petite mise au point sur l'avancement-fin d'ACO : plus que 7 chapitres (ou plus si l'envie m'en dit) et je pense pouvoir finir l'histoire d'ici la fin des vacances ( à partir une semaine dans un coin paumé je pense qu'écrire sera ma seule occupation. Ca et aller vagabonder dans la fôret avec écureuils et ourses sauvages.) On verra.

Encore un truc : je pensais mettre une musique pour ACO, bon j'ai pas tout à fait trouvé laquelle j'hésite entre plusieurs. bref, c'est pas ça que je voulais dire; Vous voyez la phrase : "Que puis-je faire quand l'histoire est ma cage?"? Je l'ai mise pour une raison : j'aime le groupe (bon ok le duo) qui chante la chanson dont est extraite cette phrase. Il s'agit de Tears for fears qui l'on connait surtout pour sa chanson nommée "shout", mais cette phrase vient de la chanson "the hurting" extraite de l'album du même nom sortie en 1983 si je ne me trompe pas. Bon voilà juste pour parler d'un album que j'aime beaucoup et si vous vous penchez sur celui-ci, vous découvrirez peut-être le secret de David.

Bye bye

 

 

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Chapitre XXVI  (A coeur ouvert) posté le lundi 06 avril 2009 14:19

Thomas

 

Je l’aime et pourtant je ne peux me résoudre à lui pardonner. Pas par fierté non, simplement David m’a beaucoup trop blessé pour que je puisse oublier. Du moins pas tout de suite. Un mois ou deux de plus peut-être seront nécessaire. La blessure est bien trop fraîche et quand je pense à lui, c’est avec un goût amer que tous mes bons souvenirs avec lui laissent place au dernier passé ensemble. Et je ne parvins pas à déterminer ce qui fait le plus mal : sa tromperie ou son absence. Son absence due à sa tromperie ? Une chose est sûre, à chaque minute je pense à lui. Tout me le rappel où que j’aille, quoi que je fasse. Chaque pièce de mon appartement se raccroche à un souvenir lié à lui. Pour me vider l’esprit je m’efforce de me concentrer sur mon travail repris depuis quelques semaines et sur rien d’autre. Mais comment faire lorsque l’image de l’homme que vous aimez s’obstine à hanter votre lieu de travail ? Nombre de fois je me suis pris à penser à lui lorsqu’un élève que je croisais dans le lycée lui ressemblait de près ou de loin, ou pire, ou lorsque je faisais cours dans une salle où David et moi nous nous voyions en cachette entre deux cours. Il me manque, c’est indéniable. C’est dans son absence que je réalise l’ampleur qu’il prenait dans ma vie. J’en avais conscience mais désormais je le ressens pleinement.

J’ai toujours comparé l’amour à une épée d’après ce que j’observais autour de moi. Admirez son manche doré paré de pierre précieuse mais méfiez-vous de sa lame aiguisé qui traverse votre cœur sans crier gare. C’est un sentiment dangereux et pourtant j’ai décidé de m’y risquer. Mais je ne regrette pas ce choix.

La sonnerie de ma porte d’entrée retentie me sortant de mes songes avec férocité. Je ne suis pas d’humeur à recevoir de la visite, mais un mal pour un bien, elle me permettra surement de me vider l’esprit. Péniblement je quitte la position horizontale de mon hamac pour me tenir debout et, posant ma bouteille sur le rebord du balcon je m’avance, les membres engourdis, vers la porte. Je jette un œil à travers le judas mais la lumière éteinte du couloir ne me permet pas de distinguer la silhouette de mon visiteur, mais malgré tout j’entends une respiration tremblante raisonner dans le couloir de l’immeuble.

-Qui-est-ce ? je demande en appuyant mon dos contre la porte.

-Léonia, murmure une voix faible.

Seul le bruit d‘une clé voisine dans la serrure d’une porte voisine perturbe le silence qui s’est installé depuis l’identification de mon visiteur. Me vider l’esprit ? Que le destin est cruel…

Je soupire. Je n’ai aucune envie de la voir et encore moins de lui parler. Que vient-elle faire chez moi ?

-S’il te plait Thomas ouvre-moi.

Après une seconde d’hésitation j’abaisse la poignée, vaincu.

-Entre.

Elle assise sur le canapé je lui propose quelque chose à boire et elle accepte un café. Dans la cuisine je n’ose pas me retourner. Je ne veux pas savoir ce qu’elle a à me dire et la préparation du café me serre de prétexte pour me désintéresser d’elle. Mais Léonia rompt le silence que j’ai crée

-Comment tu vas ?

-Bien.

-C’est vrai ? me demande-t-elle peu convaincue. Elle parcourt du regard mon salon. Tout est propre, reprend-elle, c’est rangé, pas de laissé allé.

-La preuve que je porte bien.

-Oui. Tu ne devais vraiment rien avoir à foutre de mon frère pour continuer à vivre comme si de rien était, me dit-elle d’un ton détaché tout en prenant la tasse de café que je lui tends.

Elle m’a piégé. Soit je lui avoue que oui, je souffre le martyr depuis notre séparation, soit j’entre dans son jeu en continuant sur ma lancé du « tout va bien pour moi » et donc du « je me fichais de David ». Mais nous savons tout deux que cette dernière possibilité sonnerait faux.

-Qu’est-ce que tu veux ?

-Devine.

-Ta cafetière ne fonctionne plus alors tu viens te servir de la mienne ?je lui demande ironiquement sans aucune agressivité, juste pour lui montrer que je ne veux pas aborder le sujet. Mais elle ne semble pas de cet avis.

-Il va mal.

- ça ne me concerne plus, lui réponds-je après un instant.

-Si ça te concerne. Ne fais pas comme si tu te fichais complètement de lui, c’est faux et tu le sais ! C’est vrai c’est dégueulasse ce qu’il t’a fait mais tu le connais mieux que ça, non ?! Il n’est pas ce genre de personne à tromper à tout va, il a fait une erreur c’est tout et si tu l’aime autant que tu le prétendais tu devrais pouvoir lui pardonner !

-Tu sais le pire dans cet histoire c’est que j’ai l’impression que c’est moi le méchant et que c’est David la victime !

-J’ai pas dit ça non plus…Mais pense à ce qu’il doit ressentir, je ne dis pas que toi tu ne souffres pas, mais lui sait qu’il est LE responsable !

Aucun ne nous ne parle.

-Thomas…laisse-t-elle traîner, cet été nous sommes partie chez notre père, sans toi, alors qu’il été prévu que tu viennes. David était effondré et pour ne pas gâcher les vacances de toute la famille il partait toute la journée je ne sais où et tout les jours j’avais peur qu’il ne fasse une connerie. Il est fragile, même si j’en ignore la raison et son armure n’est pas aussi infaillible qu’il ne le laisse croire, tu en es la preuve !

Je ferme les yeux et m’appui contre le dossier du canapé, fermant les yeux pour mieux me concentrer. Ses mots sont puissants et son argumentation des meilleurs, elle pénètre mon esprit avec force et sonne comme une évidence : elle a raison.

 

 


 

Ohoh et que va-t-il se passer après cette brillante révélation? (genre je fais comme dans les films avec la musique "suspense" : Tadadam....! la suite dans le procbain épisode *sbaaf*)

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