David observait Thomas à travers la lucarne de la
porte de la salle de cours en train de corriger des copies en
l’attendant pour débuter le cours particulier.
Vingt et un jour s’étaient écoulés depuis
leur premier baisé échangé, et depuis la rentrée, il y a une
semaine, les deux potentiels amants s’étaient ignoré du mieux
qu’ils pouvaient évitant de croiser leur regards et de
s’adresser la parole. Un sentiment de gêne s’était
établi entre eux, évinçant leur amitié récemment forgé.
David chassa ses pensées dirigé vers Thomas et
entra dans la salle. Le visage impassible, il articula une
« bonjour », haut et clair cachant sa nervosité derrière
son masque d’assurance. Le jeune instituteur inclina la tête
détaillant le visage du jeune homme brun, cherchant à déceler une
faille dans son expression qui contredirai son détachement à son
égare. Il fut soulagé de constater la nervosité de David lorsque
celui-ci frotta nerveusement l’ongle de son pouce avec celui
de son majeur. Ce geste fit sourire le châtain
intérieurement
Thomas : -Ainsi tout n’est pas
perdu.
Il appuya son regard sur David qui, déstabilisé le
pria de commencer le cours. Ce cours particulier était le dernier
que le professeur donnait à son élève se qui soulageait les deux
hommes mais qui paradoxalement les attristait. Dans une heure il en
reviendrait à la relation prof/élève effaçant tout se qu’il
s’était passé entre eux. Ils redeviendraient deux
étrangers.
David : -Ce n’est pas se que je
veux !
Les yeux de Thomas s’attardèrent sur la
silhouette du jeune homme qui rédigeait un exercice, admirant ses
traits fins mais masculins, son nez parfaitement dessiné, et ses
lèvres fines et rosés, que le jeune homme mordillait en
réfléchissant, geste que Thomas aurait bien aimé faire lui-même. Il
caressa du regard sa joue et s’imagina repousser une mèche de
cheveux foncé qui lui barrait le front. Son regard descendit
ensuite sur sa nuque où, là aussi tombait les cheveux presque noir
du jeune homme, et continua le long de son dos musclé finement,
recouvert d’un t-shirt à manche longue marron pour
s’arrêter tout en bas, où le jean, légèrement baissé, laissé
dépasser un boxeur rouge qu’il associait à la couleur de la
passion. Il s’imaginait collé à son dos, lui caressant le
torse tendrement tout en embrassant la peau clair de son
cou.
Il détourna le regard de l’objet de ses désir
pour chasser ses pensées insolite, mais la chaleur qu’il
ressentait dans son bas ventre et qui n’avait rien à voir
avec la température ambiante de la pièce ne l’aidait pas à se
concentrer sur un sujet moins...excitant.
L’heure passée fut un calvaire pour les deux
hommes. Tout deux en proie à des questions dont le rapport avec les
maths se faisait quasi inexistant et des désirs inavouables à en
faire pâlir un moine. Non vraiment, une table est faite pour y
travailler pas pour y ...
Six heures sonna et les deux hommes se levèrent et
rassemblèrent leur affaire. Bilan de la séance pour David : On
a travaillé quoi déjà ?
En même tant, la torture d’un souffle chaud
sur un cou n’a jamais aidé à la concentration d’un
sujet hautement plus barbant !
-Euh...Bah voilà, j’espère que ton retard a
été rattrapé ! Sourit Thomas aussi crispé qu’une
personne à qui on aurait enfoncé un balai dans les
fesses.(XD)
-Euh, ouais je crois que c’est tout bon,
répondis David pas plus à l’aise que son
professeur.
Un silence embarrassé s’en suivie. David
attrapa alors son sac et ouvrit la porte de la salle.
-Au revoir
-Au revoir, passe un bon weekend.
David referma la porte.
Il n’était pas sorti de la
salle de cours. Sa décision était prise. Il n’y avait plus à
hésiter. Il déposa son sac au sol et vint se coller à Thomas
debout, appuyé sur une table. David posa ses lèvres sur celle de
châtain, une main sur sa nuque pour l’empêcher de fuir,
l’autre dans son dos pour l’attirer vers lui. Leur
lèvres se mouvèrent en un fougueux baisé dont la profondeur
s’accentuait de seconde en seconde. Leurs langues dansant une
valse infernale jouaient à se chercher, se trouvaient puis se
séparaient, s’enfonçant plus loin dans la gorge de leur
partenaire dans un mouvement rappelant celui de la pénétration. Les
yeux mi-clos, il gémissait sous le plaisir de ce baisé intense et
des caresses enivrantes de Thomas sur son dos, ses hanches, et ses
fesses.
Mais quelques minutes plus tard Thomas contraignis
David à interrompre leur baiser sous l’incompréhension de ce
dernier.
-Que...quoi ? Demanda David
incrédule.
-Si on continue comme ça, pas sûr que je pourrais
m’arrêter, avoua Thomas maintenant toujours le jeune homme
par les hanches et lui mordillant sensuellement les lèvres, preuve
de son désir intense.
David embrassa l’homme châtain au creux de
l’oreille qui le fis frémir, pour ensuite lui répondre
d’une voix taquine.
-Qui t’as dit que je voulais que tu
t’arrêtes ?
Thomas lui sourit d’un air entendu, mais
préfèrent tout de même calmer le jeu, il prit les mains du jeune
homme et posa son front contre le sien.
-On devrait peut-être y aller ? Le lycée va se
vider et ce serait suspect que l’on nous retrouve seuls tout les deux.
David acquiesça.
-Allons chez toi.
Cette annonce déconcerta Thomas qui ne sut pas quoi
répondre à part un « quoi ? » pas très
éloquent.
Mais le sourire chargé de sous-entendu du brun, le
confia dans la certitude de ses intensions, non pas que celles-ci
le déplaisaient, bien au contraire, mais l’idée de coucher
avec son élève l’effrayait un peu.
-Tant pis pour les
conventions !
Il se jeta de nouveau sur les lèvres de son futur
amant contre lesquelles il murmura un « d’accord »
impatient. Il sortie rapidement mais discrètement de la salle et
descendirent les escaliers pour rejoindre le parking derrière le
lycée où était garé la voiture de Thomas se lançant de tant à autre
des regards brûlants. Démarrant la voiture Thomas pris la direction
de son chez lui avec David, dont la présence le ravissait. Il avait
tant attendu ce moment !
Quelques minutes plus tard ils pénétrèrent dans
l’appartement du châtain, se tenant l’un contre
l’autre, sans se lâcher quand la vision d’un homme
blond tranquillement allongé sur le canapé les refroidit
instantanément.
-Lud’, mais qu’est-ce que tu fais
là ? Demanda Thomas visiblement surpris.
-Bonsoir ! Bah je suis renté plus tôt. Un
p’tit cop de fatigue, la flemme d’aller fétarder,
répondit-il naturellement, réponse qui ne sembla pas ravir le
châtain. Hey salut ! s’exclama t-il à l’adresse de
David qui le toisa froidement. Ce mec gâchait ses
projets !
-David, je te présente Ludovic, c’est mon
colocataire, le présenta t-il rapidement lui reprochant sa présence
du regard.
-Enchanté, déclara ledit colocataire fixant le brun
droit dans les yeux qui se contentais de le regarder désintéresser.
Tu me le dirais si je dérange Thomas ?
Celui-ci lui lança un regard lourd de
sens.
-Je vois, continua le blond. Il n’est pas un
peur jeune ? Attaqua t-il, la remarque faite à Thomas,
destiner au jeune homme brun dont l’attitude froide ne lui
avait pas plu.
Thomas intercepta les regards meurtriers que
s’échangeaient son meilleur ami et David.
-ça commence bien…
-Je ne crois pas que ça te regarde Ludo, répondis
calmement Thomas.
- Oui après tout tu couches avec qui tu veux !
Enfin bon, qu’il n’aille pas t’accuser de
détournement de mineur après !
-Tu fais chier Ludovic, mêles toi de tes
affaires !
-Ok, ok ! Moi je dis ça...je dis
rien !
-Alors tais-toi !
La soirée s’annonçait palpitante.
Ludovic gagna sa chambre sou la demande muette de
Thomas qui ne voulais pas, et d’un, avoir à faire à une
confrontation des deux hommes, David et Ludovic, et de deux, avoir
un tête à tête avec David avec Ludo à trois mètres. Les deux amants
s’assirent donc sur le canapé, tout deux confus.
L’ambiance sensuelle qui s’était installait
s’était envolé, et ils ne savaient pas quoi dire suite à
cette interruption.
- Je ne pensais vraiment pas que Ludovic serait
là.
-J’ai vu ça, répondis David
sèchement.
Thomas sentais bien le renfermement du jeune homme
mais ne savais pas vraiment comment réagir. Il tenta tout de même
une approche. Il s’avança près du brun, la cuisse gauche posé
sue le sofa et lui pris la main droite. David tournis la tête vers
le possesseur de sa main et s’apaisa en croisant son regard
et sous les caresses du pouce de Thomas sur le dos de sa main, qui
lui rappelait la nuit dans le parc où ils s’étaient embrassé
pour la première fois. Il approcha sa tête et leurs lèvres
rentrèrent en contact doucement. Thomas délaissa la main de David
pour positionner la sienne sur sa taille, le rapprochant un peu
plus de lui. Leur baisé s’approfondit, leur langues
franchirent bientôt le barrage de leur lèvres. David
s’accrocha à l’épaule de l’home châtain pour
l’inviter à s’allonger. Cet échange était doux et
paisible, le désir sexuel mis de côté pour laisser place à la
tendresse. Thomas se positionna un peu plus bas que David pour
poser sa tête au creux de don cou, y déposant de temps à autre de
petits baisés humide. Ils discutèrent ainsi pendant plus
d’une heure au vu de l’horloge qu’affichait le
magnétoscope, quand Thomas osa poser une question sur leur
couple.
-Tu comptes le dire à ta famille pour nous
deux ?
-Non. La réponse fut claire et rapide. Aucune
hésitation preuve que le jeune homme y avait déjà songé.
-Pourquoi ? reprit-il.
-C’est trop tôt pour l’annoncer et de
plus je ne sais pas si ma mère et ma sœur
l’accepteront. Sortir avec son professeur de maths
c’est pas rien ! Ça dernière phrase fut prononcé sur une
note taquine, mais Thomas restait le visage songeur. David le
remarqua et tenta de justifier sa réponse.
-Tu sais, quand j’ai annoncé à ma famille que
j’étais gay ç a ne s’est pas très bien passé au
début.
-Ah bon ? Je croyais qu’elle
l’avait très bien accepté !
-Maintenant oui.
///
1 an plus tôt
David
J’ai peur. J’ai tant hésité…mais
c’est le moment je le sais ! Je ne peux plus faire
marche arrière, il faut que je leur dise, je ne peux pas leur
cacher ça, elles doivent savoir !
J’attends à l’entrée du salon, caché
derrière le mur que mes jambes aient le courage de m’amener
dans la pièce .ça fait deux mois. Deux mois que j’en suis
certain. Certain de ce que je suis. Mais il faut passer à la
prochaine étape. Comment on dit déjà ? Faire son coming
out ? Plus facile à dire qu’à faire. J’ai peur de
leur rejet. Il ne peut y avoir de demi-mesure. Soit ça passe, soit
ça casse. J’ai tout à perde. Elles. Elles sont tout pour
moi . Je n’ai pas de raisons de vivre si elles ne
veulent plus de moi. Léonia l’accepteras-tu ?
Je crois bien que je n’ai jamais été aussi
stressé de toute ma vie. Je tremble et j’ai cette boule au
ventre qui renforce mon appréhension.
Je ne peux plus reculer.
Je m’avance, tremblant vers Léonia et ma
mère, qui discutent calmement.
-Maman, Léo’, j’ai quelque chose à vous
annoncer
Je crois bien avoir employé un ton tragique au vue
de la mine soucieuse qu’elles affichent.
-Qu’est-ce qu’il y a ?
m’interroge ma mère.
Cinq mots. Cinq. Cinq mots qui me restent coincés
dans la gorge.
-David ? Me presse ma sœur,
inquiète.
3…Tu peux le
faire !
2…Allez !
1…C’est comme un pansement que
l’on arrache, tu tire vite, ça fais mal, mais après plus
rien.
Je prends une grande bouffée d’air
frais.
-Je, j’aim...j...
Merde !
- Dis-nous mon chéri, tu es tout blanc
qu’est-ce qui se passe ?
-Maman...J’aime les hommes.
Je respire là ? Nan je crois que j’ai
arrêté. Je ne sais plus, le temps me semble s’être suspendu
en attente d’un verdict.
Cinq mots. Comme je l’avais prévu. Je ne
voulais pas me lancer dans un grand discourt qui consisterai à
tourner autour du pot. Non. C’est direct et c’est
bien.
Ma sœur se lève. Ses yeux reflètent de la
colère et de la déception.
Soudain ma joue s’enflamme au contact de sa
main.
Elle... elle vient de me donner une gifle ?
Elle ? Elle ma sœur jumelle que j’aime le plus au
monde ? Est-ce que me mot « anéantit » vous
parle ? Dire que je suis anéantit est un euphémisme. La
personne pour qui j’aurais donné ma vie me rejette que
dois-je faire ?
Léonia s’en va en courant dans sa chambre
pendant que moi, planté devant le canapé, je laisse couler les
larmes sur mon visage.
Ma mère se lève à son tour. Elle aussi ne
l’accepte pas. Mais à ma plus grande surprise elle
m’entoure de ses bras dans un geste maternelle.
-Ne t’en fais pas mon chéri, je suis sûr
qu’elle l’acceptera. Ce n’est que la surprise qui
la fait réagir ainsi.
-Et toi ? Tu...tu...J’arrive à articuler
entre deux larmes de douleur.
-Je le savais déjà ! Me
sourit-elle.
-Hein ? Mais comment ?
-Une mère sait tout, saches-le.
Fin du Flash back
///
Thomas lui caressait la joue tendrement la tête
toujours niché au creux de son cou.
-Ta mère a eut la bonne réaction. Et ta sœur
qu’est-ce qui s’est passé avec elle
après ?
-Pendant environ une semaine elle m’ignorait
royalement, ne m’adressant ni une parole ni un regard comme
si je n’existais pas. Elle ne m’a jamais insulté ni
monter de dégout, mais son silence me faisait mal. Un soir elle est
entrée dans ma chambre alors que je finissais mes devoirs et on a
parlé. Léonia s’est excusée de son geste et de son
comportement de la semaine. Elle en a même pleuré de culpabilité,
et aujourd’hui encore elle s’en veut beaucoup, alors
que pour moi tout est oublié depuis longtemps. Tout ce qui compte,
c’est que les gens que j’aime m’aiment à leur
tout et m’accepte comme je suis. Désormais Léonia et moi
somme d’autant plus complice et cette « incident »
nous a même rapproché.
-Tant mieux, murmura Thomas.
Les deux hommes restèrent allongés sur le canapé,
ressassent quelques souvenirs propres à eux même, tendrement
enlacés dans les bras de l’autre.
La porte d’entrée s’ouvrit sur Elsa,
colocataire de Thomas, perturbant l’ambiance mélancolique qui
régnait dans la pièce. La jeune femme âgée d’une vingtaine
d’années, jolie brune aux cheveux bouclés et aux yeux bleus
azur pénétra dans l’appartement les bras chargées de sacs MC
Do qu’elle s’empressa de déposer dans la cuisine. Elle
ne remarque les deux hommes désormais assis sur le sofa
qu’après avoir crié un « Conchita à apporter à
manger ! », qui fit sourire Thomas et grogner David. Non
vraiment, les féministes ce n’est pas sont truc. Trop
bruyantes.
L’intruse adressa un grand sourire de
bienvenue à David accompagné d’un « bonsoir »
amical, auxquels celui-ci ne répondis que pars un soupir avant de
se laisser tomber sur le dos.
-Elle non plus n’était pas prévue je parie,
chuchota t’il à Thomas, exaspéré.
-Non, désolé.
-Oh ne vous inquiétez pas je ne fais que passer, je
ne vous dérangerez pas longtemps ! Je vais chez Séb’,
mais comme je voulais me changer avant, je suis passée ici et
j’en ai profité pour vous rapporter de la bonne bouffe bien
grâce à Ludo et toi, mais je crois que son Big mac va lui passer
sous le nez ! Elle sourit à l’invité imprévu devinant
leur intention pour la soirée.
Ludovic fit son entrée en scène se dirigeant
directement vers la cuisine.
-Oh, pardon Elsa, j’aurais du te prévenir de
prendre un Happy-meal pour le petit !
-Ha, ha, t’en fait pas je te ramènerais un
jouet la prochaine fois que j’irai au McDo !
Elsa observait les deux hommes, interloquée, se
fusiller du regard. Un coup d’œil vers Thomas qui
levait les yeux au ciel lui apprit que c’est deux ne
s’étaient pas gêné pour exprimer leur aversion l’un
envers l’autre auparavant.
Elle tenta alors de désamorcer la tension qui
régnait.
-Dis moi Ludo, euh...qu’est-ce que tu fais
ici ? Tu n’es pas en sortie ce soir ?
-C’est pas comme si j’avais
l’impression de déranger, nan !!
Elsa partie, quelques minutes plus tard, jean et
t-shirt troqués contre une robe de soirée, Thomas, David et Ludovic
se retrouvèrent à déguster leur hamburgers et frites sur les
fauteuils du salon, la télé allumée diffusant les informations de
20 heures. Aucun d’eux ne parlait, concentrés sur leur
assiette ou sur les nouvelles d’une inondation dans le
sud-est de la France lorsque Ludovic amorça la conversation. Mais
tous ici étaient d’accord pour dire qu’il
s’agissait d’une pure provocation.
-Je me disais que je pourrais inviter quelques amis
ce soir pour passer le temps, qu’est-ce que tu en
dis ?
Thomas l’assassina du regard.
-Quoi ? On pourrait se regarder un bon
film ! Bien sûr on mettra le son suffisamment fort pour cacher
vos bruitage si tu comptes t’envoyer en l’air, le
taquina t’il en rajoutant un clin d’œil pour
soutenir sa déclaration. .Mais devant le manque de réaction des
deux hommes il capitula reprit le silence.
-Bon d’accord je me casse, profitez bien de
votre soirée et promis je rentrerais après minuit.
Remettant sa veste il sortit en claquant la porte
laissant les deux (futurs) amants seuls. Enfin.
-Rappels moi de ne jamais vivre en
collocation.
-Je n’y manquerais pas ! Tu sais je
crois que tu t’es fait un ami en venant ici.
-Ton coloc’ ? A vrai dire je m’en
fiche complètement. Il peut penser ce qu’il veut de moi ce
n’est pas mon problème !
Thomas attira le jeune homme à lui, callant son dos
contre son torse.
- Tu as été tellement gentil avec lui ! Le
taquine t-il.
-Tu comptes me reprocher ma conduite toute la
soirée professeur ?
David avait tourné la tête vers lui et le dévorait
du regard.
-Non, répondis le châtain en l’embrassant
délicatement. Mais David voulait plus et convaincue qu’il en
était de même pour Thomas, il changea de position pour
s’installer à califourchon sur lui, le fixant intensément. Ce
dernier caressa les hanches et, ramenant son corps au sien, laissa
courir sa langue sur les lèvres du jeune homme qui les entrouvrit
pour laissant pénétrer l’organe chaud et humide, reprenant
leur jeu de langues abandonné quelques heures plus tôt. La fièvre
du désir les enhardie, leur mouvement ce firent de plus en plus
pressé et leur baisé plus passionné. Thomas bascula le brun sur le
sofa, plaçant ses mains de chaque côté de sa tête le regardant, une
lueur sauvage brillant dans ses yeux.
Tout deux surent que l’heure était venu de ne
faire qu’un par leur corps.
Thomas se releva soudain, entraînant David avec lui
dans le couloir qui menait à la chambre sans se décoller de lui. Le
châtain referma la porte derrière lui d’un coup de pied pour
ensuite se consacrer entièrement au jeune homme.
La pièce, obscure n’était éclairée que par le
clair de lune filtrée par les fins rideaux de la fenêtre, grâce
auquel on distinguait sans mal le visage et le corps des deux
amants. Pressé de voir plus que son visage, Thomas retira le
t-shirt du jeune homme brun pour caressé son torse doucement, comme
il en avait rêvé. David fit de même avec le vêtement de son
professeur qui glissa au sol, et bientôt, leurs pantalons suivirent
le même trajet et tout deux se retrouvèrent en sous-vêtement
appréciant les courbes du corps de leur vis-à-vis. Thomas goûta la
peau blanche du cou de son amant tout en faisant glisser son boxer
le long de ses jambes. Un sourire aguicheur à David et il fit
prendre à son propre sous-vêtement la même direction.
Avertissemnt pour une certaine personne!!
Les deux hommes s’observaient désireux, et
cette vue excitante fit rougie David qui remercia le manque de
lumière qui cachait ses joues. Puis, perdant toute pudeur, il se
jeta sur Thomas, l’embrassa sauvagement, tout en reculant
jusqu’au lit où le châtain le poussa doucement pour l’y
allonger. Thomas s’allongea à son tour sur le lit, se plaçant
au dessus du jeune homme et lécha allégrement ses lèvres gonflé par
le plaisir, et petit à petit, il descendit explorer d’autre
zones de son corps. Sa langue traça un sillon humide sur son cou,
son torse, s’attardant sur l’un de ses tétons, toujours
sous les gémissements étouffés de David qui fermait les yeux pour
se concentrer sur le plaisir ressentit. Thomas embrassa longuement
le ventre de l’amant puis remonta sur ses lèvres dans un
dernier baisé voluptueux pendant que ses mains caressaient son bas
ventre, puis recommença son ascension vers le bassin du jeune homme
sui gémissait doucement sous cette sensation nouvelle que lui
offrait Thomas, enfonçant ses doigts dans la chevelure clair de son
amant. Mais ce préliminaire ne fut que de courte durée puisque le
jeune professeur quitta la partie basse de l’anatomie de
David pour revenir sur ses lèvres, laissant le jeune homme frustré,
mais le sourire coquin qu’affichait Thomas le rassura sur sa
futur jouissance.
Thomas se pencha sur sa table de chevet et en
sortit du tiroir un tube de lubrifiant ainsi qu’un
préservatif.
Thomas lui caressa la joue tendrement.
- Ne t’inquiètes pas, ça va bien se
passer.
David
se rendit compte qu’il serrait la mâchoire
s’appréhension, et ne voulant pas monter son inquiétude au
châtain, il se força à détendre tout ses muscles et
l’embrassa sauvagement.
-Vas-y, lui susurra t-il.
Thomas souleva les jambes de David pour les posés
sur ses épaules. Le jeune homme s’agrippa aux draps
lorsqu’il sentit son amant en lui et serra les dents,
traduisant ainsi sa douleur bientôt effacé par le plaisir
grandissant que lui procuraient les coups de reins de
Thomas.
Une main sur sa nuque et l’autre enlacé avec
la sienne, David rester le regard plongé dans celui de son amant
dont l’iris jaune et vert, camouflé par sa pupille dilaté
admirait son visage déformé par le plaisir. Et dans un dernier
mouvement de reins, les deux hommes se libérèrent et c’est
après un léger baisé sur ses lèvres que Thomas s’écroula,
essoufflé, aux côté de David, souriant et heureux. Mais David
reprit une expression neutre en contradiction avec ce qu’il
avait ressentit quelques secondes plus tôt.
fin de l'avertissemnt pour toi ma poule
!
- Dav, ça ne va pas ? S’enquit Thomas
inquiet à la vue du visage impassible de son amant, fixé au
plafond.
N’avait-il pas aimé ? Oh, ça non et
Thomas en était sûr et certain. Alors pourquoi David réagissait
ainsi ?
-Dav ? reprit-il se rapprochant de lui pour
poser sa main sur son épaule, se surélevant à l’aide du coude
pour voir son visage.
Mais le jeune homme se retourna pour lui tourner le
dos, esquivant sa main et remontant la couette pour recouvrir sa
nudité.
-Si tu me dis que tu regrettes je te tues, lui
lança froidement David.
Thomas l’observa incrédule, se demandant si
son amant était séreux et si ses intentions n’aller pas
jusqu’à lui enlevé la vie, Thomas n’en resta pas moins
convaincu qu’il le lui ferait regretter.
Le châtain encercla le brun de ses bras et enfoui
son visage dans ses cheveux.
-Je ne regrette pas, loin de là, et je crois même
que c’est l’une des meilleures décisions que je
n’ai jamais prise. Je suis heureux d’être avec toi,
crois moi.
Le brun ne réagis pas et Thomas dans un sursaut de courage lui
révéla ce qu’il avait sur le cœur et que jamais il
n’avait osé lui révélé.
-Je t’aime David.
Le jeune homme ce crispa à ses mots et sans savoir
pourquoi, la colère l’envahit. Il se dégagea des bras du
professeur et le
plaqua au lit par les épaules, le visage dur et le regard
furieux.
-T’as pas le droit de me dire ça !
L’Amour ça n’existe pas ! Je t’interdis de
me dire ces mots, tu entends. C’est FAUX !
Thomas le regarda sans comprendre. De quoi avait
peur David ? Qu’il lui mente ? Mais il était
sincère ! Son amour pour lui était bien réel, et que David ne
le crois pas le blessait. Thomas pris le visage de David entre ses
mains et à sa grande surprise, celui-ci se laissa faire.
- Tu crois vraiment que je te mens ?
Que l’Amour n’existe pas ? David, je
n’aurais jamais osé passer cette nuit avec toi si je ne
ressentais pas de tels sentiments. N’en as-tu pas pour
moi ?
David se redressa, lâchant les épaules de son amant
pour s’asseoir sur ses cuisses, cependant sans aucunes
arrière pensées. Il le regarda une lueur presque sadique dans le
regard.
-Et si pour moi tu n’étais rien ? Et si
nous nous étions juste apprécié parce que je te permettais de le
faire, avec la seule intension de baiser par la suite, sans aucuns
sentiment et que demain, ou peut-être tout de suite, je repartais
chez moi et que cette relation n’aura durée que le temps
d’une nuit ?
Les mots de David étaient cruels au cœur de
beau châtain. Il le dévisagea pour connaître le degré de sincérité
du jeune homme, et même si ses traits froids et le sourire sadique
qu’il affichait approuvaient ses propos, il n’en resta
pas moins certain que David n’en pensait mots, et qu’il
s’agissait là d’une manière pour lui de se préserver.
Oui, David mentait. Il connaissait le jeune homme et était persuadé
que jamais celui-ci n’aurait fait preuve d’une tel
machination, trop d’éléments passés le
démontraient.
-Est-ce le cas ?
David s’apprêtait à se lever
l’expression changée en peine, mais Thomas l’empêcha de
bouger se redressant à son tour et le maintenant fermement contre
lui, toutefois, sans brutalité. David posa sa tête sur
l’épaule de l’amant.
-Non. Le jeune homme marqua une pause et
s’agrippa de toutes ses forces aux épaules de Thomas pour
avouer la vérité aspirant longuement son odeur pour
s’apaiser. Confier son cœur lui était atrocement
difficile mais il sentait une certaine liberté poindre après cet
aveu.
-Je crois que je suis amoureux de toi.
Les deux hommes s’étaient enlacés, câlinés et
avaient discuté une bonne partie de la nuit se tenant l’un
contre l’autre comme un parfait couple et tout deux redoutais
le moment où il faudrait se séparer. Mais les deux amants savaient
que désormais, rien ne les séparerais et qu’ils pourraient ce
retrouver à l’envie malgré le barrage de cette société
intolérante.
LE chapitre 9. Bon alors j'espère que vous l'avez aimé
ainsi que le lemon qui tarde beaucoup un peu à venir .
Je ne voulais pas le faire trop hard, parce que 1, c'est plus un
partage d'amour que de la baise (que j'aime pas dire ça, c'est
niais) et 2, c'est mon premier lemon
d'ailleur j'ai hésité à le retarder
encore en dérangeant les tourteraux par une autre personne (le
facteur?? XD), mais j'ai j'ai été gentille et j'ai mis fin aux
tourements de leur bas ventre *sbaaf*
==> "Y a-t-il un risque pour que David finisse avec son
prof ?? "Ce chapitre a-til répondu à ta question?? XD
Les 3 prochains chapitre arriveront très vite, il faut juste que
je les modifie un peu ^^