Accueil Date de création : 22/11/08 Dernière mise à jour : 03/11/09 16:45 / 48 articles publiés
 

Chapitre IV  (A coeur ouvert) posté le dimanche 28 décembre 2008 20:07

David ouvrit la porte du bar, anxieux. Il avait beaucoup hésité avant de venir, mais son instinct lui dictait d'aller le voir, si tout de fois il y était. Depuis une semaine il attend pour retourner dans ce bar, en espérant qu'il y soit comme vendredi dernier. Une semaine depuis leur entrevue au bar et maintenant qu'il y est, il hésite. Que pensera-t-il s'il le voit ici?

-Il n'est peu être pas venu. Après tout, nous ne nous sommes pas donné rendez-vous, et puis je l'ai quand même envoyé chier...

Le jeune homme jeta un rapide coup d'œil à la salle, repérant presque instantanément Thomas.

Mais il ignorait la conduite à tenir. Venir s'assoir avec lui, ou prendre une autre table?

-J'ai toujours 17 ans, et  je ne peut pas m'assoir seul à un bar donc la question est réglé, ça me servira d'excuse, s’assura-t-il. Mais il se reprit vite... Depuis quand je cherche des excuses pour faire se dont j'ai envie?

Thomas le remarqua et, jusqu'à présent accoudé à la table, se redressa comme une invitation à prendre place. Le jeune pris une allure sûr de lui et s'assis en face du châtain.

-Je croyais que je pouvais aller me faire voir? Le nargua thomas.

David eu une grimace agacé. Il détestait se sentir piégé.

-Si je suis venu vous voir c'est pour une raison, avança-t-il.

Thomas sourit, comme s'il l'avait présagé. Il inclina la tête pour l'invité à poursuivre

David héla le barman et lui commanda un chocolat chaud.

-Je...En fait j'ai beso...

Le brun pris une mine contrarié, rechignant à prononcer ces mots. Il décida alors de contourné légèrement le sujet. Tourné autour du pot, quoi.

-Vous vous souvenez la semaine dernière, vous m'avez dit que je si j'avais besoin de quoique ce soit vous serez là, où en truc dans le genre en tout cas.

-Oui  je m'en souviens parfaitement, acquiesça le châtain.

-Eh bien je... en fais j'ai du mal à rattraper les maths, et comme vous le savez j'ai refusé la proposition d'une élève de ma classe pour qu'elle m'aide à rattraper.

-Je suppose que tu refuse de revenir en arrière et de demander une aide auprès d'autres gens de ta classe.

-Exact, dit David, ravi que cet homme le comprenne. Question de fierté, ajouta-t-il.

-Pourquoi ne prendrais-tu pas des cours avec le "monitorat tutorat"? Demanda le professeur de maths.

-Je suis sûr qu'ils rêvent tous de m'avoir comme élèves, répondis David sardoniquement.

-Oui ce n’est pas faux, rit Thomas, ayant pitié du pauvre élève qui aura à charge David.

-Tes parents ne peuvent pas t'aidé? Reprit-il.

-Ma mère n'est pas du tout calée en maths. Mon père si, mais il vit loin et je ne le vois pas ces vacances ci.

Un silence se fit. Thomas comprenait la demande muette de son élève, mais préférait attendre qu'il propose de lui même l'idée. Il ne va tout de même pas lui mâcher le travail ! Si David veut quelques chose il demande, ça lui fera les pieds de ravalé un peu sa fierté !

-En fait je...Je me disais que vous pourriez m'aider, demanda David la tête baissé, anxieux de la réponse de son prof.

Le mot "m'aider", lui  écorchait les lèvres, à lui qui, d'ordinaire ne sollicite l'aide de personne, avouer être en échec ne lui était pas aisé.

Thomas ne voulait pas refuser ces cours à David, au risque de perdre définitivement le peu de confiance qu'il avait placé en lui, mais d'un autre côté il ne peut non plus accepter de devenir le professeur particulier de David, car s’il l'aide lui, il devra également aidé ses camarades. Pas de traitements de faveurs entre les élèves. C'est un peu la déontologie du professeur.

-D'accord. Mais écoute-moi bien. Tu ne devras le dire à personne et se sera juste le temps de rattraper ton retard.

David, tente de garder un visage impassible, mais ses yeux trahissent sa joie.

-Ne vous inquiétez-pas, Monsieur Ward je ne le répèterais pas à vos groupies, le taquina-t-il.

Thomas sourit à cette remarque. Il est vrai qu'il lui arrivait de recevoir des compliments de lycéennes et parfois même des avances. Il passait un peu pour le prof canon du lycée, jeune, beau et intelligent.

-Fais-voir ton emploi du temps, exigea-t-il sur le ton utilisé lorsque l’on conclue un marché.

David lui tendit son carnet de correspondance où au dos était collé son emploi du temps. Thomas examina celui-ci quelques secondes.

-Le vendredi, de 17 à 18h, ça te vas?

Le jeune homme brun hocha la tête positivement. Puis la baissant, il murmura un "merci" à peine audible, reconnaissant. Thomas fut attendri par le regard fuyant du jeune homme et lui renvoya son plus beau sourire.

-Parles-moi de toi David.

Le concerné releva la tête étonné par cette soudaine question. Un sourire narquois fendit alors son visage.

-J'ai l'impression d'avoir à faire à un psy!

Thomas pris une voix sérieuse et joint le bout de ses doigts.

-Je vous écoute M.Skrelta, expliquez moi la raison de votre visite.

David se prit alors au jeu et le fixa d'un air taquin.

-Voyez-vous Monsieur, mon professeur de mathématiques me pose des questions personnels, ce qui, je l'avoue, me déroute un peu.

-Ses questions vous gênent?

David prit un temps de réflexion et repris la parole un ton plus bas.

-J'ai juste peur d'y répondre.

-Pourquoi? S'intéressa alors l'homme châtain abandonnant son rôle de psychologue.

-Je n'aime pas parler de moi et j'ignore si l'intérêt que vous portez à mes réponses est sincère.

 

Thomas Ward l'observa longuement. Ce jeune homme habituellement si sûr de lui et impénétrable, laissait peu à peu ses barrières s'effondrer. Il en étai incroyablement touché.

-Il a besoin de se sentir important pour quelqu’un et  de sentir que l'on s'intéresse vraiment à lui.

-Il l'est David, déclara-t-il sincèrement.

Le jeune homme planta ses iris gris dans les siens, habituellement froid et cynique, où Thomas y lit une sorte d’apaisement. Le jeune prof' reprit :

-Parles-moi de toi. Parles-moi de ta famille, de tes passions, de tes loisirs, et de tout se dont tu voudras me parler, exprima le jeune prof.

David réfléchit, hésita puis décida de se lancer en croisant le regard rassurant du bel instituteur.

-Je...Je ne sais pas quoi dire, ria nerveusement le brun. Je, je vis avec ma mère et ma sœur, mes parents ayant divorcés quand nous avions dix ans nous sommes venu vivre ici, à Iloime. Mon père est resté à Avronne où il s'est remarié 1 an plus tard et il a eu une fille âgée aujourd'hui de 7ans.

Il s'arrête, ne sachant pas si il doit continuer ou non, si se qu'il raconte intéresse Thomas. Mais étrangement, David parlait de lui avec une facilité déconcertante, mettant sa réserve au placard. Le châtain demanda justement plus de détails.

-Tu t'entends bien avec eux?

-Je suis très proche de ma mère. C’est une femme exceptionnelle qui fais tout pour nous rendre heureux Léo' et moi. Mon père et moi sommes complice, mais la distance nous fait la perdre. Léo', c’est comme ma moitié en tant que jumeaux et même si nous sommes l'opposé l'un de l'autre caractériellement parlant, nous nous comprenons et nous nous aimons. Je dirais même que l'on se complète ! Quant à ma belle-mère et ma demi-sœur, je ne leur accorde aucune importance. Confessa-t-il. 

Ils discutent ainsi pendant plus d'une heure, racontant chacun à leur tour un petit bout de leur vie respective, tentant d'éviter les sujets sensibles. David parla de ses activités, peu nombreuses, certes, mais présentes.

David apprit énormément sur Thomas. Celui-ci avait quitté sa famille à 18 ans ne se sentant pas à l'aise avec eux. Quelques années plus tard il obtint son premier poste d'instituteur au lycée d’Olyan à Iloime, il y plus d'un an. Il à un frère de deux ans son aîné dont il n'a jamais été proche se qui semblait attristé le beau châtain. En ce moment il vie en colocation avec deux personnes, rechignant pour l'instant à emménager seul.

David écoutais son professeur parler avec grand intérêt, avide d'en apprendre plus sur lui. Lui-même se confia un peu plus, lui relatant son goût pour la music et ce que celle-ci lui apporte, l'évasion vers un autre monde, la joie et également la peine. Il lui parla de ses habitudes à courir comme un dingue le soir, en haut de la colline d'Iloime pour atteindre le sommet au moment du couché du soleil.  Et sa passion des mangas dont il avait une belle collection, pour la plupart d’ailleurs, dans le style yaoi.

 

Ils se découvrirent l'un et l'autre, et apprirent à s'apprécier et à se faire confiance et ce n'est qu'a la nuit tombé qu'ils se quittèrent, retournant dans leur foyer respectif, ravi de ce rapprochement.

 

 

A la sortie du  bar David s’était résolue à appeler sa mère. A 19h 30 celle-ci devait s'inquiéter de ne pas voir son fils rentrer et comme le jeune homme avait oublié de rallumer son portable à la sortie du lycée, celle-ci ne pouvait pas le joindre.

Eliane décrocha au bout de 3 sonneries, la voix inquiète.

-Maman c'est David, ne t’inquiètes pas, j’arrive…

 


 

Marine==> Et qu'est-ce que t'en sais que c'est pas sensible un chacal??!

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Chapitre V  (A coeur ouvert) posté le dimanche 28 décembre 2008 20:10

-Si ça ne te plaît pas, dit lui ! Si t’as pas envie de supporter sa beuverie, envois-le se faire voir car c’est aussi ton appart’ après tout !

-Oui, c’est se que je faire, je vais lui dire d’aller faire sa beuverie-party ailleurs et en prime d’aller se faire voir ! Se moqua gentiment Thomas face au manque de diplomatie du jeune homme. Rappel-moi de ne jamais te demander plus te parler de mes problème de collocation, avec toi je risque de me retrouver à la rue du jour au lendemain !

-Merci ça fait toujours plaisir ! Répondis David, faussement vexé.

Cela faisait plusieurs semaines que, tout les vendredis, David prenait des cours particulier avec son professeur de maths. Ceux-ci après chaque cours avaient pris l’habitude de discuter jusqu’à la dernière sonnerie du lycée, à 18heures créent une toute nouvel familiarité et complicité qui se traduisait par le tutoiement de David envers le bel instituteur. Par ailleurs, celui-ci ne s’en plaignait pas. Il appréciait énormément le jeune homme et aimait passer du temps avec lui et la familiarité de David l’enchantait.

Ils continuèrent à parler ainsi quelques minutes lorsque la cloche de dernière retentit. Discrètement mais rapidement, ils sortir de la salle leur affaire déjà ranger, pour ne pas se faire surprendre par un quelconque élève ou  professeur. Certes, ils n’avaient rien à se reprocher, mais Thomas Ward n’étant pas censé faire des cours particulières à ses élèves, préférait ne pas faire de vagues pour ne pas attiser la jalousie de certains et surtout certaines.

Les deux hommes, une fois dans la rue, s’apprêtaient à se quitter lorsque Thomas retint le jeune homme brun.

-Tu rentre directement chez toi ? Lui demanda-t-il.

-Oui, mais j’en ai pas très envie, pourquoi ? S’enquit David.

-On va au bar ? Le proposa Thomas.

-Avec joie Monsieur Ward !  Il faut juste que je prévienne ma mère que je serais un peut en retard. Sur ce, il sortit le portable de sa poche et composa le numéraux de sa résidence tout en marchant en direction du bar. Mais quand ils arrivèrent devant, celui-ci était plein et on attendait brayer les gars quelque peu éméché.

-Je crois que l’on va laisser tomber le bistro, il n’y a pas vraiment de place et c’est un peur bruyant à mon goût.

-C’est sûr que si tout les glandus du coin viennent se réchauffer les fesses ici, l’ambiance ne risque pas d’être des plus reposantes.

-Serais-tu également entrain de nous traiter de glandus ?

-« Nous » ? Quelle idée ! Je parlais de toi bien sûr, pochtron ! David se ramassa alors un coup de coude dans les côtes bien mérité. Mais euh...Se plaignit ‘il.

- ça t’apprendras, gamin !

-Vieux chnoque ! Riposta ledit gamin.

Ils se jetèrent un regard noir, en total contradiction avec le sourire qui se peignait sur leur visage

-M’accompagneriez vous pour une promenade nocturne dans le parc en cette nuit à la température plus clémente que ses précédentes ? Le convia David

-Avec grand plaisir !

Ils marchèrent tout deux en direction du parc d’Olyan, délaissant le bar derrière trop agiter pour eux. La nuit déjà présente était noir et sans nuages, découvrant l’éclat des étoiles. Seul les lampadaires éclairaient leur chemin à travers les arbres, peinant  à transpercer l’épais feuillage de ceux-ci créent une atmosphère intime, et étrangement rassurante, loin des cliché des films d’horreur pour lesquels la nuit est synonyme de danger.

Thomas sourit malicieusement avant de questionner David.

-T’as fait ta lettre au Père Noël ? Le taquina t-il.

-Bien sûr ! répondit le jeune brun, entrant dans son jeu. J’ai déjà envoyé ma lettre il y a 1 semaine en direction de Pôle Nord ! J’ai demandé, une voiture télécommander, des cartes Pokémons, et un super camion de pompier!

-Même pas un ours en peluche ?

-Bah en fait le Père Noël en à eu marre de les retrouver éventré par mes soins, donc il a arrêté de m’en offrir.

-C’est vrai ? S’étonna Thomas.

-Non en fait je les brûlais ! S’esclaffa David, bientôt suivie de l’homme châtain.

Le silence redevint maître, seul le bruit de leur pas résonnait dans la nuit froide.

David se prit à observera les traits de Thomas comme il l’avait souvent fait. Il détailla ses traits doux mais masculins, ses magnifiques yeux jaune teinté de vert, chaleureux et bienveillant, son nez droit parfaitement dessiné ; et ses lèvres, fines et tentatrice qui l’appelaient à les goûter.

 Il sentit une douce chaleur s’infiltrer en lui contrastant avec le froid mordant de cette nuit d’hiver. Il désirait se coller à lui sentir son odeur et son souffle chaud sur son cou. Il en rêvait depuis longtemps, mais toujours la peur de se voir rejeter par l’homme en qui il avait le plus confiance et le plus de sentiments l’empêchait d’exprimer ses désirs.

Dans un élan de détermination, il sortit sa main gauche de la poche de son manteau et la laissa se balancer au rythme de ses pas frôlant celle de bel homme sans oser l’attraper. Son indexe accrocha le petit doigt du châtain et à sa grande surprise, alors qu’il allait le retirer, Thomas lui retenu sa main et la pressa doucement dans la sienne. David qui retenait sa respiration depuis que leurs peaux étaient rentrées en contact, la relâcha, soulagé. Le brun se rapprocha du châtain jusqu’à coller leur épaules l’une contre l’autre. Le visage du prof tendu jusqu’à présent, se relâcha laissant place à une expression de bonheur. Car oui, il était heureux. Heureux d’être si près du jeune homme, de lui tenir la, geste qu’il aspirait à faire depuis longtemps, depuis sa première rencontre dans le bar avec David après laquelle il n’avait cessé de penser à lui.

Thomas caressa de petits mouvements circulaires du pouce, la main du jeune homme brun qui resserra ses doigts autour de ceux du bel homme. Ils parcoururent encore plusieurs mètres, avançant doucement, main dans la main, tel un couple d’amoureux, avant de s’arrêter sous le saule pleureur qui accolait le lac.

Ils se dévorèrent yeux, attendant que l’autre fasse le premier pas. David hésitait, entrouvrait légèrement la bouche comme s’il s’apprêtait à se jeter sur celle de Thomas, avant de se contenir. Le beau châtain penchant la tête sur le côté, l’avança vers celle de David. Leurs lèvres, à quelques millimètres l’une de l’autre s’effleurèrent sans se touché.  Thomas posa alors ses mains sur les hanches du jeune homme pour s’en rapprocher, laissant son souffle lui caresser le visage. N’y tenant plus, il déposa un chaste baisé sur les lèvres de son élève, qui, à ce contact frémit, puis il en déposa un deuxième un peu plus poussé, auquel David répondit, plaçant une main sur la nuque du châtain et l’autre dans son dos, et pressant sa nuque il l’invita à approfondir leur baisé. Ils collèrent leur corps, l’un contre l’autre s’en suivant un  baisé sauvage et passionné. Parfois, l’un d’eux reculait sa tête, poussant l’autre à revenir chercher ses lèvres.

Thomas mordillé sensuellement la lèvre inférieur du jeune brun qui jouait à lécher celles de son professeur.

Mais soudain, Thomas reprit pieds avec la réalité et, honteux, s’écarta du jeune homme. Celui-ci surprit lui lança un regard inquisiteur.

-Je suis désolée David, mais...on n’aurait pas dû...C’était une mauvais idée, je suis ton prof et toi tu es mon élève. Ce n’est pas une chose qui se fait. C’était une erreur, excuse moi de t’avoir embrassé. Le dit-professeur fuyait le regard de son élève, il avait honte d’avoir embrassé un garçon plus jeune que lui. On pourrait prendre cet acte comme un détournement de mineur, même s’il n’est pas très poussé, pour l’instant…Même s’il mourait d’envie de goûter ses lèvres depuis longtemps, il savait que ce comportement était à éviter.

-Pourquoi as-tu pris ma  main alors ? demanda David, acerbe.

-Je...Je n’ai pas réfléchis, c’est vrai, tu as raison j’aurais dû y penser avant.

-Oui tu aurais dû.

David lui tourna le dos sans daignait lui jeter un regard, et repartit en direction de l’arrêt de tram, près du lycée.

-Dav’ attend ! Thomas le rattrapa et vint marcher à ses côtés, même si celui-ci l’ignorait prodigieusement. C’était soit ça, soit il laissait éclater sa colère. Alors l’ignorait était la meilleur chose à faire.

-Laisse moi te raccompagné chez toi en voiture.

-Non. Je peux rentrer tout seul, pas besoin de te déranger pour moi, lâcha-t-il, méprisant.

-Il fait nuit, et tu as un changement de tram à faire, laisse moi te ramener, tu arriveras plus vite chez toi. Je te dois au moins ça…Culpabilisa-t-il. Voyant que le jeune homme aller protester, il insista.

-Dav’, s’il te plaît…

-D’accord. Lâcha David le plus froidement qu’il put.

Le cœur de Thomas se serra au ton froid de David. Il sentait qu’il l’avait blessé, et il s’en voulait horriblement.

Le trajet ne dura que 10 minutes au lieu de 30 par les transports en communs. Pendant le trajet, aucun mot n’avait été échangé, la tension été palpable, mélange de gêne et de rancœur, et c’est sans un au revoir, que David descendit de la voiture pour rejoindre son appartement.

Il referma la porte d’entrée d’un geste lasse et déposa son sac et ses clés sur le fauteuil de l’entrée. Sous un élan de rage et de tristesse, il frappa violement le mur du plat de son point, avant de se laisser glisser au sol, recroquevillé sur lui-même, les bras entourant ses genoux et sa tête enfouis dans leur creux.

Eliane, la mère du jumeau s’avança vers lui et le força doucement à se lever. Du salon, elle avait vu et entendu son fils rentrée et s’inquiétait de le voir dans un tel état.

-Viens mon chéri. Et elle l’emmena dans le salon où elle le fit asseoir sur le canapé.

Le visage du jeune homme s’était figé dans un masque d’impassibilité, où aucune expression de paressait. Eliane passa la main dans les cheveux de son fils pour tenter de calmer ses tremblement car, si son visage était neutre, les sentiments qui l’agitaient se ressentaient à travers son corps, se qui affolait sa mère.

-Qu’est-ce qui s’est passé mon chéri ? Dis moi...Supplia Eliane, en passant un bras autour des épaules de son enfant. David  fit reposer sa tête sur celle de sa mère pendant que celle-ci lui caressait les cheveux et le berçait maternellement.

Léonia, qui entra dans la pièce à se moment là, se précipita auprès de son frère, ressentant une douleur à la poitrine, mais une douleur qui n’était pas la sienne, mais celle de son frère. A son tour elle vint consoler David.

Ils restèrent ainsi de nombreuses minutes sans parler, et Eliane et Léonia ne surent pas se qu’il s’était passé. Bien entendu elles savaient que David rentrait plus tard le vendredi, mais il ne leur avait pas dit pourquoi, et, même si la curiosité les démangeait, elles respectaient son silence, mais ce soir, elles comprirent qu’une chose importante s’était passé dans la vie du jeune homme, et elles s’inquiétaient de savoir quoi.

 


 

Quand, j'ai écrit cette histoire, l'un de mes plus gros soucis était de ne pas faire détester Thomas. Apparement c'est raté{#}

J'espère qu'il y en un quelques uns qui l'apprecirons !

 

Marine ==> faut choisir ton camp, tu l'aimes ou tu l'aimes pas Thomas? C'est vrai qui c'est qui disais " sympa ce prof"??

 

 

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Chapitre VI  (A coeur ouvert) posté le dimanche 28 décembre 2008 20:13

Thibault

 

-Will, va mettre tes cartons dans la chambre de droite, et Thibault, toi tu les mets dans celle de gauche. Rangez bien, je ne veux pas voir un  seul carton dans vos chambres ce soir, il y aura suffisamment de bazar comme ça dans la maison pour en rajouter dans les chambres !

-Oui maman... Répondîmes-nous ensemble d'une voix lasse.

-Ah et encore une chose, vos bureaux sont au fond du camion, donc vous ne pouvez pas les installé. Mais vos lits et vos étagère, si.

-Tu peux le répéter une cinquième fois, car quatre, ce n’est pas suffisent ! Se moqua délibérément mon frère à qui se genre de remarque ne fait pas peur.

-Très drôle Willy ! Mais puisque tu fais le malin, vous pourrez toujours vous gratter toi et ton frère pour que l’on vous aide !

Je lève les yeux au ciel. C’est mon frères qui dis des conneries et moi je reçois le même traitement alors que je n’ai RIEN dis ! Je suis sage, tout l’opposé de mon frère et pourtant on me met toujours dans le même panier ! Il remarque justement mon agacement et me fait un petit sourire narquois. Mais qu’est-ce qu’il m’agace ce...ce...Con !

 Nous venons d'emménager à Iloime, une ville plutôt chouette, mieux que "trifoulli les oies", ce village paumé où nous vivions avant, où le seul vis-à-vis que l’on a le matin, ce sont des vaches ! Non j'exagère, il y a des cerfs aussi. C'est sûr, cette appart' en ville va nous changer. Nous en avions tous ras-le-bol de nous taper des kilomètres pour aller au lycée où au boulot. De plus, l'entrée en fac de Will ne lui permettait pas de rester vivre avec nous, l'université étant beaucoup trop loin. Je suis donc ravi de son retour à la maison ! J'ai pleuré quand il est partie, et j'ai pleuré à son retour. Il faut dire que je l'aime très fort mon grand frère. Et je crois que lui aussi m'aime beaucoup. A sa manière, sans vraiment d'élan d'affection.

Deux heures plus tard, nous terminons l’installation de nos chambres, pendant que nos parents se bataillent avec le canapé qui refuse de passer par la fenêtre. Will et moi, nous nous lançons un regard désespéré. Nos parents n'ont apparemment pas remarqués la fenêtre de la cuisine, plus grande que celle ne salon, avec -en plus- un meilleur accès au parking.

-On devrait peut-être leur dire? Tentai-je.

-Non, ça leur fera les pieds ! Ils ont quand même oublié dans lit dans notre ancienne maison !

Oui j’avoue, là ils ont fait forts. Mon pauvre clip-clap tout neuf laissé dans le garage, dans le froid et l'humidité. Les insectes vont adorer.

-Et en attendant moi je dors où? 

-Bah avec moi.

Je pique un far et lui tourne le dos afin qu'il ne le remarque pas. Dormir avec Will? Mon rêve et paradoxalement ma plus grande crainte.

Le soir venu, je passe un peu plus de temps dans la salle de bain que nécessaire, repoussant le moment fatidique du couché...avec mon frère. Je m'observe un moment dans la classe. Je suis plutôt mignon, voir très mignon, mais pas dans le sens "beau". Non, les adjectifs qui me conviennent sont plutôt : "chou", "mimi", "choupinou" et je vous en passe des meilleures, questions niaiseries ! Mais je m'aime comme je suis, très mince, 50 kilos pour 1m 69, de beaux cheveux châtain brillant (merci Elseve ! xd), pour ne pas dire blond, qui tombe à la naissance de ma nuque et cache le haut de mon front, très doux et brillant, des traits fins et délicats, et une peau de pêche. Mon plus gros défaut? Ma timidité. Je suis un grand timide, qui rougis à la moindre occasion et qui n'adresse la parole à personne si on ne l'a pas sollicité. Et à cause de cette timidité je suis complexé, et qui dit complexé dit timidité etcétéra, bref, je suis timide, et même peureux.

Je replace quelques mèches de cheveux pour me faire le plus beau possible. Narcissique ? Non, juste soucieux de plaire à mon frère. Ce dont j'ai honte. Depuis quelques années déjà je me suis révélé un amour fort pour lui, un amour probablement non réciproque et de toute manière impossible. Un amour qui fait mal. Vivez-vous avec la personne que vous aimez le plus au monde, qui ignore vos sentiments et vous fait mal, sans le savoir, en s'affichant avec ses conquêtes toutes plus belle les unes que les autres?

Moi oui. Will est un tombeur, il change de copine toutes les trois semaines, les ramène parfois à la maison, les embrasses devant moi et parfois même les baise alors que je suis dans la chambre à côté, mes pleurs cachés par leur gémissements.

Ai-je bien fait de me réjouir de son retour? Ne vais-je pas souffrir encore plus?

 Je respire un grand coup, me brosse les dents une dernière fois et, sortant de la salle de bain, et me dirige vers la chambre de mon frère. Celui-ci m'attend pour éteindre la lumière qui éclaire ses abdos nus,  m'offrant un spectacle des plus appréciables. J'appuis sur le bouton de l'interrupteur et me glisse sous les draps, et, soucieux de ne pas le toucher, je me pousse jusqu'au bord du lit, le cœur battant.

-Bonne nuit, thib’.

-Bonne nuit, répondis-je.

 Je mis du temps à m'endormir, m'imaginant dans ses bras musclés et protecteurs où je me sentirai aimé, et lorsque j'y parvins, je plongeai dans un doux rêve où les lèvres de Will me murmuraient des "je t'aime" rassurants.

 

 


 

Ahaha, deux nouveaux arrivant dans l'histoire, but who are they?? (à mis 1 min pour traduire la phrase en anglais), and what they will do?

Tada !! suspens ! wouh! j'ai le coeur qui palpite{#}

Marine je crois que là tu pourras dire que tu à la patience d'un chacal en rut.

 

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Chapitre VII  (A coeur ouvert) posté le lundi 29 décembre 2008 16:07

-Joyeux Noël ! Chantonnèrent Léonia et Eliane, toute émoustillé par ce jour si particulier qui n’arrive qu’une fois par an. Elles attendaient le jeune homme assises, l’une sur le canapé, et l’autre à même le sol près du sapin.

-T’en à mis du temps à te lever, j’attends de pouvoirs ouvrir mes cadeaux moi ! L’apostropha Léonia.

David s’avança d’un air las peu enchanté par ce genre de festivité. Il s’assit au côté de sa sœur, sans un sourire, sans un bonjour. Il faut dire que depuis le soir où Thomas et lui s’était embrassé et que ce dernier l’avait repoussé, il avait un peu le morale dans les chaussettes.

-Mon chéri, souris un peu, déjà hier tu nous as planté en plein milieu de repas pour aller t’enfermer dans ta chambre, alors, s’il te plait fait un effort au moins pendant l’heure qui suit !

David ne répondis rien mais peint un sourire hypocrite sur ses lèvres. Provocant des soupirs de mécontentement des deux femmes.

 -Tiens, à toi l’honneur du premier cadeau ! Léonia, retrouvant sa bonne humeur malgré l’agacement que lui procurait son frère et lui tendit une grosse boîte recouvert d’un paquet cadeaux rouge avec des sapins verts.

-Original pour Noël, soupira le jeune homme intérieurement.

Il déballa le cadeau lentement sous les regards pressant de sa mère et ça sœur.

-Au vu de l’emballage j’en déduis que ce n’est pas un nounours. Dommage, j’aurais aimé le brûler en pensant à toi…Thomas. Il ne retint pas une exclamation de surprise mêlée de joie à la vue du merveilleux cadeau qui lui avait été offert. Il resta un instant scotché, le regard hypnotisé par la boîte de carton sur lequel était imprimée l’image d’un ordinateur portable vert anis.

-Maman je crois que ça ne lui plaît pas je peux le prendre moi ? Demanda malicieusement Léonia à sa mère pour taquiner David face à son manque de réaction.

-Je...ouah, bredouillai David sortant enfin de ça léthargie. Je ne regrette pas l’ours en peluche...

-Hein ? De quoi tu parle ? S’enquit sa jumelle.

-Je... Rien. Merci Père Noël ! Sourit alors le jeune homme en se levant pour aller embrasser sa mère.

Un quart d’heure plus tard, tous les cadeaux furent ouverts. David se prépara quelques tartines puis fila dans sa chambre avec celles-ci pour installer son ordinateur portable. Une demi-heure plus tard, assit en tailleur sur le lit, et son portable posé devant et une musique de Radio Head en fond sonore, il retranscrivait sur une page Word, tout ce qu’il avait écrit sur papier ce dernier mois. Depuis son rapprochement avec Thomas. Tout se qu’il ressentait depuis leur rencontre dans le bar, tout le bonheur que le jeune prof avait créé en lui, tout était noté sur cette page blanche fictive. Mais également tout ses doutes, et toutes ses peines.

Même s’il avait mal pris le rejet de Thomas, il le comprenait. Une relation entre un professeur et son élève n’est pas des plus faciles à gérer, et David comprenait parfaitement sa peur d’être découvert. Toute fois, l’idée que Thomas, l’ait repoussé, pour leur différence d’âge et de maturité, l’inquiété. Sympathiser, l’embrasser pour ensuite le rejeter est vraiment digne d’un enfoiré de première classe. Et ça David ne lui pardonnerait pas. Mais il devait se l’avouer, malgré tout, le bel homme lui manquait terriblement. Sa voix, son sourire, ses gestes caractéristique, sa présence, tout en lui laissait un vide dans sa vie.

-Vivement la rentrée…pensa-t-il avant de se reprendre. Le déroulement des retrouvailles avec Thomas lui était encore inconnu et il les appréhendait. Si c’est pour qu’il s’éloigne définitivement de moi, ce n’est même pas la peine de revenir en cours !

Un pensée le frappa alors, qui l’affola quelques peu.

-J’en suis si dépendant que ça ?

 

 

***

 

Du côté du beau châtain, le matin de Noël n’était pas des plus joyeux. En vacances dans sa famille, il ne s’y sentait pas des plus à l’aise regrettant même d’être venu. Son père avait monopolisé la conversation à grand éclat de voix, sa mère s’était un peu trop intéressée à sa vie privé, et son frère l’avait ignoré comme toujours, quand il ne le frappait pas à l’épaule de façon virile que Thomas qualifierait plutôt de « beauf ». Mais surtout, son esprit n’avait cessé d’être occupé par le jeune homme brun, dont la manière dont il l’avait traité l’écœurer. David se confiait à lui et rigolait à ses côtés, son rejet devait sûrement l’affecté même si, trop fier, il n’en montrerait rien. Mais pourquoi au juste l’avait-il repoussé ? Par peur ? Peur que de faire une erreur en entamant une relation avec David ? Lui-même l’ignorait, mais il regrettait de l’avoir repousser. Il sentait encore le goût de ses lèvres sur sa bouche, sa langue caressant la sienne, un baisé de passion lui semblait-il. Mais cette relation ne leur apporterait rien de bon. David mérite mieux que lui, quelqu’un avec qui sa relation ne sera pas cachée aux yeux des siens. Mais peu être se fait-il des idées. Peut-être que David ne ressent rien pour lui, qu’il n’est que le premier garçon à lui accorder de l’intérêt et que, de ce fait, le jeune homme s’en sent flatté, et n’espère qu’une relation légère, sans la profondeur des sentiments.

-J’espère que je me trompe...Murmura-t-il, s’enfonçant un peu plus dans sa couette, retardant le moment de l’ouverture des cadeaux au matin du 25 décembre.

 

 

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Chapitre VIII  (A coeur ouvert) posté le lundi 29 décembre 2008 16:09

 Will

 

Notre mère discute déjà depuis dix bonnes minutes avec la voisine, rencontrée sur le pallier, et qu’elle a gentiment invité à blablater chez nous, au milieu des cartons et du sapin de Noël. J’ai dit « sapin de Noël » ? Excusez moi, car ce truc, dénué d’épines et de toutes décorations ressemble plus à un balai à poussière qu’à un arbre, frais et verdoyant... On dit « merci Félix », notre chat, qui, comme tout les ans, prend un malin plaisir à sauter sur le pauvre conifère et à envoyer valdinguer les guirlandes qui s’y trouve.

Notez au passage l’originalité du nom du greffier. Félix. Et devinez quoi, il est noir et blanc ! Oui comme dans la pub…Et qui c’est qui à choisis ce nom ? On applaudit Thibault. Qui d’autre pour trouver un nom aussi ridicule ? Cet imbécile a prit pitié de la bête qui traînait autour de notre maison en mendiant comme un crève la faim, avec ses yeux de chat botté qui ont fait craquer mon frère et son trop grand cœur. Et voilà comment en une minute on se retrouve avec cette affreuse boule de poile sur patte qui s’amuse à nous niquer le sapin ! Sapin que moi et Thibault, on a passé des heures à décorer ! Bon, d’accord, on l’a surtout fait pour éviter d’avoir à déplier les cartons, mais ça partait d’une bonne intention !...Ou pas. Hum...Ce n’est pas le sujet.

-Vous pourriez peut-être venir à la maison pour mieux faire connaissance, de même pour nos enfants !

-Oui pourquoi pas ! Will et Thibault regrettent d’avoir quitté leur amis, alors se serait bien qu’il reprenne rapidement leur marque ici. Hey, Willy, Thib, Eliane à un garçon et une fille d’environ votre âge,  vous pourriez faire connaissance !

-Quel âge ont-ils exactement les tiens ?

-Alors...Will à 18 ans et Thibault va en avoir 17. Mais Thib à sauter une classe du coup  il est entré en terminal cette année.

A cette remarque je ne peux m’empêcher d’intervenir par une remarque sarcastique.

-Oui, bon, il a sauté la deuxième année de maternelle, ya rien de très glorieux la dedans! Me moquai-je ouvertement pour énerver mon frère qui justement, me balance son coussin dans la tronche ! Aïeuuh ! Tu vas voir face de rat ! J’empoigne alors un autre coussin et le combat commence. Nous nous frappons allégrement l’un et l’autre, faisant tomber de trois choses autour de nous sous le regard exaspéré de notre mère.

Bref, une lutte comme on a souvent, avec bleus et vases cassés. La routine quoi.

J’attrape mon frère par les jambes et le hisse sur mes épaules à la manière d’un sac à patate lui administrant une grosse claque sur les fesses.

L’avantage avec Thibault, c’est qu’il est super léger et il faut le dire, pas vraiment costaud, je n’ai donc aucun mal à maitriser ses 55 kilos tout mouillé et le bloquer à terre. Quoique son agilité est parfois à mon désavantage.

Mais je suis contraint d’arrêter notre lutte sous la demande de ma mère.

-Willy repose ton frère et arrêtez vos conneries, on va chez Eliane pour que vous rencontriez ses jumeaux. Puis ma mère se retourne vers ladite Eliane. Je te jure ces garçons m’épuisent, ils passent leur temps à se bagarrer !

Bah quoi ? C’est ça l’amour fraternel ! Si Thibault et moi on se chamaille c’est parce que l’on s’adore ! C’est une preuve d’Amour. J’attrape mon frangin par le bras et le tire vers la sortie.

-Allez vient là le surdoué, partons à la découverte des habitants de cet immeuble !

 

Quelques minutes plus tard, nous passons la porte d’entrée de la voisine. J’espère qu’ils ne sont pas trop laids ses gosses, ni trop con, car je n’ai pas envie d’avoir à faire semblant de les apprécier juste parce que maman copine avec leur mère.

Nous pénétrons dans le salon, accueillit par se qui semble être la fille d’Eliane. Très jolie et très souriante. Et bien roulé avec ça ! Je me demande si maman m’en voudrait de coucher avec la fille de la voisine…Mais ce n’est vraiment pas le moment de penser à ça !

La jolie brune nous lance un bonjour des plus pétillant avec ce que je devine être son plus beau sourire.

-Léonia, voici Véronique, Thibault et Will, déclare Eliane en nous désignant tour à tour.

- Enchanté, moi c’est Léonia, et la pauvre loque là bas sur le canapé c’est mon frère David !

Tiens je ne l’avais même pas remarqué, allonger sur le canapé et caché par son dossier. D’ailleurs s’il n’avait pas bougé à la remarque de sa sœur il serait passé inaperçu !

La loque humaine s’avance vers nous, et nous dévisage comme des étrangers. Ah oui, zut, nous sommes des étrangers.

Léonia reprend alors la parole.

-Dav’, Thibault,  Will et leur mère sont nos nouveaux voisins. C’est cool d’avoir enfin des gens de notre âge dans cette immeuble ça change des vieux et des gamins! S’exclame t-elle, tout émoustillé, alors que son frère lui, lui jette un regard blasé auquel elle ne répond pas sans doute accoutumé à cette attitude.

Si elle est, souriante, chaleureuse et bavarde, lui est, stoïque, froid et silencieux au point de se contenter d’une inclinaison de la tête pour nous saluer.

C’est moi ou ce mec pète plus au que son cul, pour ne pas prendre la peine de gaspiller sa salive pour nous ?

J’observe du coin de l’œil mon frère qui, lui aussi semble apprécier la jeune fille, mais intimidé par le jumeau lunatique.

 

Les minutes passent, la conversation animée par nos mères, Léonia et moi. David, peut intéresser par notre présence et Thibault trop timide pour ouvrir la bouche.

 

-ça vous dit d’aller dans ma chambre pour discuter ? Demande Léonia, parfaitement à l’aise avec nous.

 Seulement discuter ? Je cache mon sourire pervers à l’entente de la phrase ambigüe de la jeune fille. Bon ok, ya que moi pour y voir de l’ambigüité, en plus elle à bien dis « discuté » pas bais…

 Elle empoigne le bras de David et s’avance dans le couloir, Thibault et moi à sa suite. Mais devant la porte qui semble être la sienne elle s’arrête.

-Dav’, tu veux bien que l’on squatte ta chambre, la mienne est en bordel.

-Parce que la mienne est rangée peut-être ?

Thibault et moi  nous assistons à cette scène faites de supplication et de refus, exaspéré bien qu’un brin amusé lorsque David céda enfin. Au bout de 5 minutes de lutte acharnée quand même ! Quoiqu’il en soit nous pénétrons enfin dans son antre, et je m’empresse de détailler celle-ci. Elle est...vide. Vide d’émotions. La pièce triangulaire et difficilement meublable est constituer d’un clip-clap aux draps rouges qui occupe quasiment toutes la place, d’un bureau coincé dans un renfoncement, d’une grande armoire à moitié ouverte, qui occupe tout un mur laissant juste la place d’ouvrir la porte-fenêtre qui donne sur la terrasse, et qui fait office de placard à vêtement, de bibliothèque et de support à la chaîne hifi. Les murs de la pièce sont blancs, sans aucune décorations et le parqué est en bois clair. La chambre lumineuse détonnant avec son propriétaire.

Plus le temps passait plus j’appréciais Léonia. C’est une fille très gentil, attentionné, vivante, drôle, intelligente et vraiment belle et je suis très heureux d’être tombé sur une personne comme elle. En revanche je ne peux pas en dire de même pour son frère aussi agréable qu’un porc épic. Je ne peux pas me saqué ce genre de personne, imbues d’eux même, surement fermé d’esprit, désagréable etc. En tout cas c’est l’impression qu’il me donne au premier abord, et même si Léonia me dit qu’en ce moment il ne va pas très bien et que c’est là raison pour laquelle il se montre si peut aimable, je ne peux m’empêcher de penser qu’il ne doit pas être très agréable à vivre dans le quotidien. Enfin, elle à l’air tout de même de beaucoup l’aimé. Que Dieu est son âme pour le supporter.

Nous passons vraiment un bon moment moi et Thibault (notez le « moi et Thibault »), et je suis ravi de voir mon frère sortir de sa timidité et rire avec les autres, les inconnus surtout.

Décision faite : les nouveaux voisins sont adoptés !

 

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