-Si ça ne te plaît pas, dit lui ! Si t’as pas envie de supporter sa beuverie, envois-le se faire voir car c’est aussi ton appart’ après tout !
-Oui, c’est se que je faire, je vais lui dire d’aller faire sa beuverie-party ailleurs et en prime d’aller se faire voir ! Se moqua gentiment Thomas face au manque de diplomatie du jeune homme. Rappel-moi de ne jamais te demander plus te parler de mes problème de collocation, avec toi je risque de me retrouver à la rue du jour au lendemain !
-Merci ça fait toujours plaisir ! Répondis David, faussement vexé.
Cela faisait plusieurs semaines que, tout les vendredis, David prenait des cours particulier avec son professeur de maths. Ceux-ci après chaque cours avaient pris l’habitude de discuter jusqu’à la dernière sonnerie du lycée, à 18heures créent une toute nouvel familiarité et complicité qui se traduisait par le tutoiement de David envers le bel instituteur. Par ailleurs, celui-ci ne s’en plaignait pas. Il appréciait énormément le jeune homme et aimait passer du temps avec lui et la familiarité de David l’enchantait.
Ils continuèrent à parler ainsi quelques minutes lorsque la cloche de dernière retentit. Discrètement mais rapidement, ils sortir de la salle leur affaire déjà ranger, pour ne pas se faire surprendre par un quelconque élève ou professeur. Certes, ils n’avaient rien à se reprocher, mais Thomas Ward n’étant pas censé faire des cours particulières à ses élèves, préférait ne pas faire de vagues pour ne pas attiser la jalousie de certains et surtout certaines.
Les deux hommes, une fois dans la rue, s’apprêtaient à se quitter lorsque Thomas retint le jeune homme brun.
-Tu rentre directement chez toi ? Lui demanda-t-il.
-Oui, mais j’en ai pas très envie, pourquoi ? S’enquit David.
-On va au bar ? Le proposa Thomas.
-Avec joie Monsieur Ward ! Il faut juste que je prévienne ma mère que je serais un peut en retard. Sur ce, il sortit le portable de sa poche et composa le numéraux de sa résidence tout en marchant en direction du bar. Mais quand ils arrivèrent devant, celui-ci était plein et on attendait brayer les gars quelque peu éméché.
-Je crois que l’on va laisser tomber le bistro, il n’y a pas vraiment de place et c’est un peur bruyant à mon goût.
-C’est sûr que si tout les glandus du coin viennent se réchauffer les fesses ici, l’ambiance ne risque pas d’être des plus reposantes.
-Serais-tu également entrain de nous traiter de glandus ?
-« Nous » ? Quelle idée ! Je parlais de toi bien sûr, pochtron ! David se ramassa alors un coup de coude dans les côtes bien mérité. Mais euh...Se plaignit ‘il.
- ça t’apprendras, gamin !
-Vieux chnoque ! Riposta ledit gamin.
Ils se jetèrent un regard noir, en total contradiction avec le sourire qui se peignait sur leur visage
-M’accompagneriez vous pour une promenade nocturne dans le parc en cette nuit à la température plus clémente que ses précédentes ? Le convia David
-Avec grand plaisir !
Ils marchèrent tout deux en direction du parc d’Olyan, délaissant le bar derrière trop agiter pour eux. La nuit déjà présente était noir et sans nuages, découvrant l’éclat des étoiles. Seul les lampadaires éclairaient leur chemin à travers les arbres, peinant à transpercer l’épais feuillage de ceux-ci créent une atmosphère intime, et étrangement rassurante, loin des cliché des films d’horreur pour lesquels la nuit est synonyme de danger.
Thomas sourit malicieusement avant de questionner David.
-T’as fait ta lettre au Père Noël ? Le taquina t-il.
-Bien sûr ! répondit le jeune brun, entrant dans son jeu. J’ai déjà envoyé ma lettre il y a 1 semaine en direction de Pôle Nord ! J’ai demandé, une voiture télécommander, des cartes Pokémons, et un super camion de pompier!
-Même pas un ours en peluche ?
-Bah en fait le Père Noël en à eu marre de les retrouver éventré par mes soins, donc il a arrêté de m’en offrir.
-C’est vrai ? S’étonna Thomas.
-Non en fait je les brûlais ! S’esclaffa David, bientôt suivie de l’homme châtain.
Le silence redevint maître, seul le bruit de leur pas résonnait dans la nuit froide.
David se prit à observera les traits de Thomas comme il l’avait souvent fait. Il détailla ses traits doux mais masculins, ses magnifiques yeux jaune teinté de vert, chaleureux et bienveillant, son nez droit parfaitement dessiné ; et ses lèvres, fines et tentatrice qui l’appelaient à les goûter.
Il sentit une douce chaleur s’infiltrer en lui contrastant avec le froid mordant de cette nuit d’hiver. Il désirait se coller à lui sentir son odeur et son souffle chaud sur son cou. Il en rêvait depuis longtemps, mais toujours la peur de se voir rejeter par l’homme en qui il avait le plus confiance et le plus de sentiments l’empêchait d’exprimer ses désirs.
Dans un élan de détermination, il sortit sa main gauche de la poche de son manteau et la laissa se balancer au rythme de ses pas frôlant celle de bel homme sans oser l’attraper. Son indexe accrocha le petit doigt du châtain et à sa grande surprise, alors qu’il allait le retirer, Thomas lui retenu sa main et la pressa doucement dans la sienne. David qui retenait sa respiration depuis que leurs peaux étaient rentrées en contact, la relâcha, soulagé. Le brun se rapprocha du châtain jusqu’à coller leur épaules l’une contre l’autre. Le visage du prof tendu jusqu’à présent, se relâcha laissant place à une expression de bonheur. Car oui, il était heureux. Heureux d’être si près du jeune homme, de lui tenir la, geste qu’il aspirait à faire depuis longtemps, depuis sa première rencontre dans le bar avec David après laquelle il n’avait cessé de penser à lui.
Thomas caressa de petits mouvements circulaires du pouce, la main du jeune homme brun qui resserra ses doigts autour de ceux du bel homme. Ils parcoururent encore plusieurs mètres, avançant doucement, main dans la main, tel un couple d’amoureux, avant de s’arrêter sous le saule pleureur qui accolait le lac.
Ils se dévorèrent yeux, attendant que l’autre fasse le premier pas. David hésitait, entrouvrait légèrement la bouche comme s’il s’apprêtait à se jeter sur celle de Thomas, avant de se contenir. Le beau châtain penchant la tête sur le côté, l’avança vers celle de David. Leurs lèvres, à quelques millimètres l’une de l’autre s’effleurèrent sans se touché. Thomas posa alors ses mains sur les hanches du jeune homme pour s’en rapprocher, laissant son souffle lui caresser le visage. N’y tenant plus, il déposa un chaste baisé sur les lèvres de son élève, qui, à ce contact frémit, puis il en déposa un deuxième un peu plus poussé, auquel David répondit, plaçant une main sur la nuque du châtain et l’autre dans son dos, et pressant sa nuque il l’invita à approfondir leur baisé. Ils collèrent leur corps, l’un contre l’autre s’en suivant un baisé sauvage et passionné. Parfois, l’un d’eux reculait sa tête, poussant l’autre à revenir chercher ses lèvres.
Thomas mordillé sensuellement la lèvre inférieur du jeune brun qui jouait à lécher celles de son professeur.
Mais soudain, Thomas reprit pieds avec la réalité et, honteux, s’écarta du jeune homme. Celui-ci surprit lui lança un regard inquisiteur.
-Je suis désolée David, mais...on n’aurait pas dû...C’était une mauvais idée, je suis ton prof et toi tu es mon élève. Ce n’est pas une chose qui se fait. C’était une erreur, excuse moi de t’avoir embrassé. Le dit-professeur fuyait le regard de son élève, il avait honte d’avoir embrassé un garçon plus jeune que lui. On pourrait prendre cet acte comme un détournement de mineur, même s’il n’est pas très poussé, pour l’instant…Même s’il mourait d’envie de goûter ses lèvres depuis longtemps, il savait que ce comportement était à éviter.
-Pourquoi as-tu pris ma main alors ? demanda David, acerbe.
-Je...Je n’ai pas réfléchis, c’est vrai, tu as raison j’aurais dû y penser avant.
-Oui tu aurais dû.
David lui tourna le dos sans daignait lui jeter un regard, et repartit en direction de l’arrêt de tram, près du lycée.
-Dav’ attend ! Thomas le rattrapa et vint marcher à ses côtés, même si celui-ci l’ignorait prodigieusement. C’était soit ça, soit il laissait éclater sa colère. Alors l’ignorait était la meilleur chose à faire.
-Laisse moi te raccompagné chez toi en voiture.
-Non. Je peux rentrer tout seul, pas besoin de te déranger pour moi, lâcha-t-il, méprisant.
-Il fait nuit, et tu as un changement de tram à faire, laisse moi te ramener, tu arriveras plus vite chez toi. Je te dois au moins ça…Culpabilisa-t-il. Voyant que le jeune homme aller protester, il insista.
-Dav’, s’il te plaît…
-D’accord. Lâcha David le plus froidement qu’il put.
Le cœur de Thomas se serra au ton froid de David. Il sentait qu’il l’avait blessé, et il s’en voulait horriblement.
Le trajet ne dura que 10 minutes au lieu de 30 par les transports en communs. Pendant le trajet, aucun mot n’avait été échangé, la tension été palpable, mélange de gêne et de rancœur, et c’est sans un au revoir, que David descendit de la voiture pour rejoindre son appartement.
Il referma la porte d’entrée d’un geste lasse et déposa son sac et ses clés sur le fauteuil de l’entrée. Sous un élan de rage et de tristesse, il frappa violement le mur du plat de son point, avant de se laisser glisser au sol, recroquevillé sur lui-même, les bras entourant ses genoux et sa tête enfouis dans leur creux.
Eliane, la mère du jumeau s’avança vers lui et le força doucement à se lever. Du salon, elle avait vu et entendu son fils rentrée et s’inquiétait de le voir dans un tel état.
-Viens mon chéri. Et elle l’emmena dans le salon où elle le fit asseoir sur le canapé.
Le visage du jeune homme s’était figé dans un masque d’impassibilité, où aucune expression de paressait. Eliane passa la main dans les cheveux de son fils pour tenter de calmer ses tremblement car, si son visage était neutre, les sentiments qui l’agitaient se ressentaient à travers son corps, se qui affolait sa mère.
-Qu’est-ce qui s’est passé mon chéri ? Dis moi...Supplia Eliane, en passant un bras autour des épaules de son enfant. David fit reposer sa tête sur celle de sa mère pendant que celle-ci lui caressait les cheveux et le berçait maternellement.
Léonia, qui entra dans la pièce à se moment là, se précipita auprès de son frère, ressentant une douleur à la poitrine, mais une douleur qui n’était pas la sienne, mais celle de son frère. A son tour elle vint consoler David.
Ils restèrent ainsi de nombreuses minutes sans parler, et Eliane et Léonia ne surent pas se qu’il s’était passé. Bien entendu elles savaient que David rentrait plus tard le vendredi, mais il ne leur avait pas dit pourquoi, et, même si la curiosité les démangeait, elles respectaient son silence, mais ce soir, elles comprirent qu’une chose importante s’était passé dans la vie du jeune homme, et elles s’inquiétaient de savoir quoi.
Quand, j'ai écrit cette histoire, l'un de mes plus gros
soucis était de ne pas faire détester Thomas. Apparement c'est
raté
J'espère qu'il y en un quelques uns qui l'apprecirons !
Marine ==> faut choisir ton camp, tu l'aimes ou tu l'aimes pas Thomas? C'est vrai qui c'est qui disais " sympa ce prof"??


Lilly
jeu 08 oct 2009 22:10