Accueil Date de création : 22/11/08 Dernière mise à jour : 03/11/09 16:45 / 48 articles publiés
 
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Chapitre 34  (A coeur ouvert) posté le samedi 19 septembre 2009 22:53

Ils étaient tout deux assis sur le canapé qui trônait au milieu de salon du petit appartement de Thomas, en silence. Aucun d’eux ne bougeaient. Thomas avait préparé du café, pressentant une  nuit qui ne n’en était pas à se fin,  malgré l’aurore qui ne tarderait pas à pointer son nez. De longues minutes s’étaient écoulées et David ne sortait toujours pas de son mutisme, les doigts crispés sur sa tasse de café que ses lèvres n’avaient toujours pas touché. Thomas craignait qu’il ne la fasse exploser et qu’il ne se blesse. Ses mains étaient suffisamment abimées ainsi pour que des coupures s’ajoutent aux traces déjà présentes sur ses phalanges qui témoignaient de la violence des coups assénés  à l’agresseur de sa précieuse jumelle. Coups qui avaient failli donner la mort à cet homme, ce détraqué à qui Thomas avait offert un sursis, obligeant son amant à lâcher sa prise. Pas par pitié. Les gens comme lui méritaient de crever au fond d’un trou dans les souffrances les plus atroces, d’autant que ce détraqué-ci sortirait rapidement de prison et pourrait de nouveau se livrer à son passe-temps favoris, Thomas en était certain. Non, s’il avait empêché David de le tuer, emporté par sa rage, c’était pour le préserver. Le protéger des conséquences de ses actes comme lui avait protégé sa sœur.

Thomas ôta la tasse des mains de son amant et y glissa les siennes à la place, les serrant fermement entre ses doigts pour lui transmettre du réconfort. David fixait le sol. Ou plutôt l’invisible, le vide. Son regard ne fixait rien sinon les images qui défilaientt dans son esprit. Son corps était animé de légers frissonnements accompagnés de la contraction ponctuelle des muscles de ses doigts qui emprisonnaient les mains de Thomas, plantant même ses ongles dans la peau du châtain qui ne réagissait pas, conscient de l’état émotionnel de son amant. Thomas l’attrapa par les épaules, libérant ses mains et le colla fermement contre la poitrine. David s’accrocha à son t-shirt, fixant toujours l’invisible et bien que ses yeux brillaient et son nez rougissait, aucunes larmes de coulaient. David n’était pas homme à pleurer.
Thomas caressa tendrement ses cheveux et prononça des paroles rassurantes.
-Clame-toi mon amour, elle a échappé au pire. Tu peux être fier de toi, tu as su la protéger comme il le fallait.
-Mais j’aurais put arriver avant. Ou l’empêcher de partir avec ce malade ! Elle a connu cette peur et a gouté un aperçu de ce qu’est le viol, ça je ne me le pardonnerais jamais…Objecta David sa voix forte et assurée au début diminuant jusqu’à devenir un murmure enroué.
-Non David. Tu n’aurais rien pu faire d’autre, arrête. Tu ne peux pas deviner ce qu’il se passera à l’avance sinon la vie serait beaucoup plus facile.
-Mais s‘il l’avait…
-Non ! l’interrompit d’une voix autoritaire Thomas qui ne supporter pas de le voir culpabilisé inutilement. On a évité le pire et imaginer ce qui ne s’est pas passé ne sert à rien !

David se leva d’un bond, les membres tremblants et les traits tirés il semblait très agité, il se frottait le visage d’un geste très nerveux.
-Pourtant j’ai toutes ces images dans ma tête. Elles me bouffent Thomas, tu ne peux pas comprendre. Je n’arrive pas à les faire partir ! Je me souviens de lui et… Sa voix mourut dans sa gorge alors que tout doucement des larmes coulaient le long de ses joues. Je m’imagine que c’est elle, Léonia…a ma place.

Thomas fronça les sourcils. Les paroles de David étaient de plus en plus incohérentes. Cette histoire l’avait visiblement ébranlé plus qu’il ne l’imaginait. Un peu trop d’ailleurs. Au final, tout s’était bien fini, pourtant David était étrangement et exagérément affecté.
Il ne comprenait pas.

Il se leva et se rapprocha de David qui lui tournait le dos, sa main caressait avec brusquerie le bois d’une chaise alors que l’autre frottait sa cuisse nerveusement.  Son corps tremblait légèrement.
-Ta sœur est forte David. Tout comme toi. Vous avez un fort mental elle s’en remettra facilement.
-Tu te trompe Tom, répondit David en tournant la tête sur le côté sans pour autant faire face à Thomas. Je suis tout le contraire… Elle a était si courageuse, elle a sut lui résister, alors que moi…
Le châtain posa une main apaisante sur son épaule  mais aussitôt David s’en dégagea avec brutalité, comme si ce contact le brulait.
-David…gémit Thomas qui ne comprenait plus ses réactions, et encore moins le regard effrayé que lui avait lancé David au contact de se main.
-Qu’est-ce qui t’arr…Mais il ne finit pas sa phrase.


Son regard effrayé, ses réactions excessives, son comportement parfois étrange et surtout… cette phrase. Quelle était-elle déjà ? J’imagine que c’est Léonia…à ma place.
A ma place.
Thomas comprenait enfin de quelle place il parlait.
-Mon Dieu, David…

Ils se fixèrent un long moment, en silence, puis David détourna le regard, ne supportant pas celui de Thomas. Il avait honte, honte de ce qu’il avait subit alors qu’il ne devrait pas, c’était lui la victime. Mais il avait toujours éprouvé un profond dégout pour lui-même depuis ce jour. Une souillure de son âme et de son corps qu’il ne parvenait pas à laver.
Des larmes ruisselèrent doucement, silencieusement sur ses jours, mais son visage lui, ne souffrait d’aucune émotion.
-Oublie ce que je viens de te dire Tom, ça n’a aucune importance.
-Aucune importance ? David, ce qui t’es arrivé est grave, comment tu peux dire que ça n’a pas d’importance ?
-Tu ne sais rien ! Strictement rien, et cette histoire ne te regarde pas ! s’écria David, ses yeux gris métalliques foudroyant Thomas qui souffrait de son rejet. Les tremblements de David s’accentuèrent et alors qu’il tentait de contrôler ses larmes, il craqua. Ses mains plaquées contre sa bouche, il chercha à étouffé un cri de douleur. Une douleur que ses yeux reflétaient de trop pour Thomas, qui d’un pas se rapprocha et qui malgré le débattement de son amant, le serra fort contre le lui à ‘en étouffé.

-Laisse-moi. S’il te plait, je ne veux pas que tu me vois comme ça. Que tu ais pitié, souffla le brun, contre le cou de l’homme qu’il aimait.
-Je n’ai pas pitié de toi. Savoir que l’on t’a fais tu mal me fais juste souffrir, et j’aimerais comprendre. Comprendre ce qu’il t’est arrivé, parce que je t’aime et que je veux t’aider. Alors s’il te plait, fais-moi confiance.
-Je peux pas Tom, je peux pas. Je…je ne l’ai jamais dit à personne, jamais. Je… je ne veux pas le revivre encore une fois. J’avais réussit à l’oublier, mais là, après ce qu’il s’est passé avec Léonia, tout a resurgit, confessa David faiblement, agrippé au dos de Thomas.
Il ne répondit rien, embrassant sa tempe pour le réconforter, le rassurer, et entourant ses épaules de son bras pour qu’il se sente en sécurité. Quand ses pleurs cessèrent, ils s’assirent sur le canapé. David avait reprit son regard morne, sans vie.

-C’était…il y a longtemps ? hésita Thomas.
David ne répondit pas dans un premier temps puis céda. Il ne voulait pas en parler et pourtant, il ne retint pas sa réponse.
-Oui, très longtemps. Il y a onze ans.
Thomas ferma les yeux. David avait sept ans.
-Qui ? demanda t-il les coudes sur les genoux et les jointes comme en prièrent camouflaient son nez et sa bouche.
Non. Il ne pouvait pas. Il ne pouvait pas lui dire ça. Ce serait se replonger dans ses souvenirs les plus noirs, les plus douloureux, qu’il avait toujours cherché à oublier, ne réussissant qu’à les enfouir au fond de lui mais qui, comme un poison le rongeait de l’intérieur, s’attaquant à tout ce qu’il y avait de bon en lui, détruisant ses joies, pour faire de lui un homme froid, insensible, et à jamais triste. Cet homme l’avait tout simplement détruit.
Mais cela faisant onze longues années qu’il gardait ce secret, en lui, sans que personne ne s’en doute. Et il se sentait lourd de le portait seul, ce poids qui l’écrasait un peu plus chaque jour. Il était à bout.
Alors oui, il avait peur. Peur de la réaction de Thomas, de son jugement et du regard qu’il porterait sur lui. Il le regretterait. Probablement. Surement. Mais peut-être…que ça ira mieux après, qui sait ?

-C’était, mon professeur, mon maître. En CP.

 


Désolée pour le temps que j'ai mis à poster ce chapitre, je l'ai pas mal modifier et d'ailleurs il ne me satisfait toujours pas entièrement :s Tant pis.

Je l'ai coupé en deux pour ne pas qu'il soit trop -et pour ménager votre coeur -, donc je mets la suite  sur l'ordi et c'est bon. Mais comptez deux semaines au moins =)

=> Bon, alors beaucoup avait deviner le "David's secret" et bravo (bon en même dans c'est pas comme si je l'avait beaucoup camoufler et j'aurais plutôt tendance à dire que j'ai lâché pas mal d'indices ^^ Mais c'est pas fini! La suite - la plus dur- arrive.

Plus que 3 chapitres mes amis !

Unimanga (précise qui c'est ^^) => oui c'est  vrai qu'après avoir vécu ça on peut se poser la question mais toutes les femmes (puisque c'est quand même plus courant) qui se font violer ne deviennent pas forcément lesbienne car dégoutées des hommes, il faut juste apprendre à vivre avec ça. Et puis bon, c'est du yaoi quand même donc David allait pas être hétéro xD

Certaines remarques que vous avez dites durant les derniers chapitres sont très pertinantes et j'avais justement l'intention ne les dévelloper dans le prochain chapitre ^^ Comme deadly par exemple sur la réaction de Thomas. C'est pas pour rien que j'ai fait en sorte que ^celui qui as fait ça à David soit aussi un prof

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Chapitre 35  (A coeur ouvert) posté le mercredi 28 octobre 2009 18:43

Oui, enfin le nouveau chapitre. Pfiou, ça a été long non? =)

Bon, pour celui-ci petit mise en garde tout de même : je relate ce qu'a vécu David. Je n'entre pas dans les détails. Donc rien de "choquant" si on fait abstarction du sujet en lui même. Je ne ferais que suggérer à un certain moment donc je ne pense vraiment pas qu'il soit utile de mettre en blanc certaine parties du chapitre, du moment que vous êtes avertis il ne devrait pas y avoir de problèmes.

Je précise enfin que ce n'est pas le dernier chapitre (sait-on jamais ^^)

Bonne lecture !

 

 

 

 

 

Chapitre 35

 

 

 « Ça a duré pendant bien six mois. Un jour, il est venu me voir pendant une récréation alors que j’étais parti aux toilettes, juste après le repas de midi, j’étais seul. Il m’a dit de le suivre pour l’aider à faire quelque chose, alors j’ai obéi. Léonia  et moi étions dans une école privée d’une petite ville de Lozère et des bonnes sœurs y vivaient. Alors il m’a amené dans une chambre qui n’était pas occupée par elles et m’a demandé de m’assoir sur le lit. C’était la première fois que j’entrais dans des l’aile des sœurs, on n’avait pas le droit d’y aller, je n’en avais jamais eu l’envie d’ailleurs alors je me demandais pourquoi il m’amenait ici. Je n’osais pas poser de question et j’attendais qu’il m’explique, en silence. Il s’est approché de moi et m’a caressé le visage, dans un premier temps. Il me parlait, me disait des choses comme « tu es un très joli garçon ». Il m’effrayait. Il avait une façon de me regarder qui me mettait mal à l’aise, mais je ne réagissais pas. C’était un adulte, et les adultes savent ce qu’ils font, n’est-ce pas ce que l’on nous répète toujours quand on est petit ?

Ses doigts me touchaient, toujours plus, sous mes vêtements et j’ai pris peur. J’ai attrapé sa main pour qu’elle arrête de me toucher et il a rit. Il a rit et m’a dit que je n’avais rien à craindre, qu’il fallait que je sois gentil. Que je devais obéir aux adultes. Alors j’ai séré les dents et l’ai laissé me touchait le torse, sans comprendre son but.

 Déshabille-toi il m’a dit. Je lui ai demandé pourquoi. Ne soit pas timide voyons, je veux juste regarder quelque chose. C’est ce qu’il m’a répondu. Mais comme je ne bougeais pas il a ajouté : Tu ne voudrais quand même pas que je dise à tes parents que tu as désobéit à ton maître, que tu as été méchant ? Alors fait ce que je te demande d’une voix beaucoup plus dure et pourtant très basse, presque un chuchotement. Alors je me suis exécuté, tout doucement, et il m’a « aidé » pour aller plus vite. J’étais en sous-vêtement, complètement gelé par le froid d’hiver et effrayé. Et lui profitait de ma position de faiblesse. Je crois bien qu’il aimait ça justement. Voir ma peur l’excitait.

Il…a eu un sourire pervers et il m’a caressé plus intimement. Là je me suis levé et j’ai crié ne me touche pas ! , alors il m’a donné une baffe pour me faire taire puis il a plaqué sa main contre ma bouche et approché son visage du mien en me menaçant, très en colère, mais toujours d’une voix faible pour que l’on ne l’entende pas : Si tu dis quoi que ce soit à tes parents, à ta sœur ou n’importe qui, je te le ferais regretter !

Je suis parti, et je n’ai rien dis à personne. De toute manière je n’aurais pas su quoi leur dire. A sept ans on n’est pas capable de mettre des mots sur ce qui nous arrive, on ne sait même pas que ce que l’on subit est mal, surtout lorsqu’on t’entre dans le crâne que tu devrais avoir honte, comme il l’a fait par la suite.

Deux jours plus tard, ma sœur et moi mangions encore à la cantine de l’école. On est sorti du réfectoire et il m’attendait, avec un grand sourire bienveillant qui aurait trompé n’importe qui. Sur le coup, je l’ai ignoré et j’ai continué tout droit, jusqu’à qu’il m’appel avec une voix douce et calme. Quand nous fûmes seul, il a gardé son même sourire et sa même voix et m’a conduit dans la chambre. Il nous a enfermé et on est resté debout, moi toujours aussi mal à l’aise et anxieux. Sa main s’est posé sur mon épaule, bien trop insistante pour être un geste tendre et il m’a demandé si j’avais parlé de notre « entrevue » à quelqu’un. Je lui ai dit non.

Il a refait la même chose que deux jours auparavant, j’étais nu et pensais que ça s’arrêterais là. Mais il ne s’est pas contenté de caresses, mêmes des plus répugnantes et quand je protestais il me faisait taire d’un chut suivit d’un  je ne te ferais pas de mal, tu le sais.

Ce fut…affreux. Il a sorti son sexe et l’a avancé vers mon visage. J’en ai eu la nausée tant il me paraissait répugnant. J’ai reculé jusqu’à un mur et je suis recroquevillé. Mais il m’a quand même obligé à lui faire ce qu’il  attendait de moi et j’ai eu beau le repousser il était beaucoup plus fort et plus…effrayant. Je n’ai pas pu lui résister. Ce jour là je lui ai vomi dessus à ce gros porc. Il n’arrêtait pas de se plaindre que je le faisais mal et alors qu’il m’expliquait  dans mon ventre ça remuait, ça remuait…jusqu’à qu’il s’en prenne plein le pantalon. J’étais assez  content de moi en fait. Je m’imaginais qu’après ça il me laisserait tranquille et pour cela, la rouste que je me suis pris en aurait bien valu la peine. Je ne savais pas à quel point je pouvais me leurrer.

Cette image,  cette sensation…ce goût restent encore gravé dans ma mémoire, bien plus que tout ce qu’il a fait ensuite parce que c’était le premier attouchement qu’il faisait sur moi, le plus traumatisant et surtout, celui que je ressentais comme le plus écœurant. Tellement traumatisant qu’aujourd’hui encore je suis incapable de refaire ce « geste ». Mais ça tu as surement du le remarquer.

Cet attouchement était  le premier d’une longue série. Deux fois par semaine environ, je devais le rejoindre dans la chambre. Je n’avais pas le choix, ses menaces se faisaient de plus en plus effrayantes et lorsqu’il me menaçait de s’en prendre à Léonia, de lui faire ce qu’il me faisait alors j’ai perdu toute volonté de lui résister, mais j’ai trouvé celle de protéger ma sœur. Quitte à devoir supporter ces actes à vie. J’ignorais que mes parents pouvaient m’aider, que la justice pouvait m’aider, et qu’il serait alors puni. Qu’est-ce qui me garantissait qu’après avoir parlé de mes sévices à quelqu’un les choses se dérouleraient autrement et surtout que l’on ne me considère pas comme un garçon dégoûtant?  Si tu en parles à quelqu’un, on ne te croira pas, on pensera que tu es un menteur. Alors garde-ça pour toi et je ne te ferais pas de mal, ni à toi, ni à ta petite jumelle. . Voilà ce qu’il me répétait pour s’assurer de mon silence, et moi, faible et intimidable, je me laissais faire, sans réagir, malgré la douleur, le dégoût, la peur et l’humiliation.

C’est pour ça que je déteste les enfants. Ils sont si manipulable, faible. Je déteste ce qui est faible probablement parce que j’ai moi-même été ainsi il y a onze ans. Et je n’arrive pas à me le pardonner, alors que j’aurais pu tout arrêter, dès la première fois. Je suis en partie responsable de ce que j’ai subit. »

 

David mit fin à son long monologue. Une tirade chargée d’émotions où il y mêlait ses souvenirs les plus enfoui. Intimes et douloureux. Les deux hommes sortaient tout deux d’un autre monde, comme lors d’une séance de cinéma où la connexion entre l’imaginaire et la réalité se réinitialise lentement, et enfin Thomas prit la parole, revenue à la réalité tout aussi sombre que l’imaginaire.

 

-C’est faux David, tu n’es rien responsable. Les enfants sont faibles parce qu’ils sont crédules, et ignorants de beaucoup de choses de ce monde. Il en a profité, de ça et de ta peur qu’il mette ses menaces à exécution. C’est ta sœur que tu voulais protéger, maladroitement, comme ton esprit d’enfant trouvait bon de faire. Tu n’es en rien responsable, c’est lui, ce monstre le coupable. Les seuls reproches valables ne peuvent que s’adresser à lui.

 

David répondit par un rictus, les paroles de Thomas ne parvenaient pas à le convaincre. Cependant il ne rétorqua pas. Se mettre à nue, ainsi, dévoiler son passé chargé de souffrances lui était suffisamment pénible pour devoir en plus polémiquer sur le sujet.

Un nouveau silence. Thomas reprit la parole.

-Comment ça s’est fini ?

 

-Fin de l’année scolaire. Mes parents qui ne s’entendaient plus depuis longtemps déjà ont divorcé et Léonia et moi somme venu vivre avec notre mère, ici, à Iloime.

Sur cette phrase prononcée sur un ton léger, David jouait la carte de la dédramatisation. Il lui était moins pénible de parler avec simplisme qu’avec une émotion douloureuse et éprouvante. Mais son regard s’assombrit alors autant que sa voix se durcit.

-Personne n’a su. Je l’ai caché, du mieux que j’ai pu. Seule Léonia sut déceler un changement en moi. Je n’ai jamais été, même petit, très extraverti, et la compagnie des gens me faisait déjà profondément chier, mais avant ça, je souriais, souvent même, je jouais avec Léo, je riais…puis petit à petit, au fil des mois, c’est comme si je me ternissais de l’intérieur. J’ai dû me créer une carapace e pour me protéger, et j’inventais des excuses quand cette carapace se fissurait. Officiellement j’étais tracassé par les disputes de nos parents. En vrai j’étais traumatisé par un pervers sexuel.
La mauvaise ambiance à la maison, mes agressions à l’école, ce  « tout » me forçait à m’isoler pour pouvoir « respirer » et je restais la plupart du temps seul. J’ai développé en un premier temps une sorte de peur des autres. Une paranoïa dans laquelle tout le monde me voulait du mal, même la plus gentille des personnes, la plus insoupçonnable, mis à par ma famille en qui je gardais toute confiance. Puis cette peur s’est muée en agressivité.

Pendant quelques années, peut-être trois ou quatre, j’évacuais mes sentiments en me défoulant. Je courais beaucoup. Mais je ressentais de plus en plus le besoin de me soulager autrement que par le sport, surtout qu’en grandissant je comprenais de mieux en mieux ce qu’il m’était arrivé. Je pouvais mettre un mot là-dessus. Sauf que…je ne l’ai jamais utilisé pour parler de moi. Je ne l’ai jamais prononcé ni écrit. Et aujourd’hui je n’y arrive toujours pas. C’est stupide hein ? Plus de dix ans plus tard je fais toujours un blocage là-dessus.

 

David fit une nouvelle pose, souriant à demi, amusé et dévasté à la fois, puis sans regarder Thomas qu’il sentait attentif, il poursuivit :

« J’avais un petit journal intime que j’avais acheté dans une papeterie du coin. Je me sentais tellement mal et tellement seul que j’avais besoin d’extérioriser ce que je ressentais, et comme parler à une personne m’était impossible, j’écrivais. Maladroitement, avec des mots de môme de dix ans, mais ça faisait du bien, un peu. J’avais juste très peur que l’on tombe dessus alors je fermais ce journal par un cadenas de serrurier, pas celui vendu avec que l’on peu ouvrir sans même avoir besoin de la clé. Et je le cachais, dans une boîte en fer fermée également à clé, elle-même enfermée dans le tiroir de ma table basse. Fermé à clé. Et les clés, je les gardais toujours avec moi. J’étais assez parano sur les bords mais je ne pouvais imaginer que l’on puisse découvrir ce secret. Ma plus grande honte. Aujourd’hui, ce journal intime tient la même place qu’autrefois, avec toujours la même sécurité pour que personne n’apprenne. Et j’ai le sentiment que je ne pourrais m’en débarrasser qu’en étant guérit, après avoir brûlé cette page noir. Et j’ai eu beau me leurrer pendant des années je n’y suis toujours pas parvenu. Cette nuit me l’a prouvé.

 

 

Que dire à un moment pareil ? Que répondre à la réponse même de toutes ses interrogations ? Thomas l’ignorait. Il ne le plaindrait pas, David détesterait cette réaction, un « je suis désolé » aurait été des plus stupide. David lui aurait rétorqué qu’aucune raison ne le poussait à l’être. Et il aurait eu raison. Seulement s’il avait eu le courage d’avouer ses sévices subis, Thomas se devait de lui transmettre ses ressentiments et de le réconforter. Alors tendrement, en le prenant la main il parla, avec le calme qui le caractérisait :

- Tu avais tords tout à l’heure quand tu disais manquer de courage. Bien au contraire, tu es le garçon le plus courageux que je n’ai jamais connu. J’imagine toutes les souffrances tant physiques que morales que tu as subies et que tu as dû affronter seul pendant des années. Je ne peux te dire que je suis content que tu m’ai raconté ceci, parce que j’aurais préféré que tu n’ai jamais à parlé un jour d’une telle chose, mais je suis heureux que tu puisses enfin de te confier, et fier que tu le face car je ferais tout pour chasser tes peines, j’espère réussir à te rendre enfin heureux, et si tu me fais confiance comme tu viens de la faire, on y arrivera, j’en suis certain.

 

Premier vrai sourire de David depuis de longues et éprouvantes heures. Il observait Thomas. Dire qu’il avait failli perdre cet homme. Quel gâchis cela aurait été de se séparer d’une personne capable de lui faire oublier ses plus profondes douleurs. Ces personnes sont rares et précieuses. L’osmose qu’il ressentait pour le châtain, il ne pouvait l’expliquer, il trouvait juste ce sentiment irrationnel et utopique mais étrangement réel. Et il avait la folie de croire qu’elle n’était pas illusoire. Malheureusement il doutait désormais que cette osmose perdurerait.

 

-J’aurais préféré que jamais tu ne saches. J’ai confiance en toi mais j’ai peur que ce que je t’ai appris change quelque chose entre nous. Tu sais ce qu’il m’ait arrivé et ton regard sur moi risquerait bien de changer.

Thomas secoua la tête négativement, mais le brun enchaîna avant qu’il n prononce le moindre mot.
-Si Thomas. Tu ne pourras pas me regarder sans avoir ces images toutes aussi répugnantes les unes que les autres dans la tête, sans repenser à ce que j’ai subi. Et quand on fera l’amour ? Ce sera surement différent pour toi. Seras-tu capable de le faire comme avant, sans ces pensées ? Et puis il y aura de nombreuses situations qui te feront obligatoirement te remémorer mes sévices et tu mentirais en disant que rien ne changera, car c’est impossible de faire comme si il ne s’était rien passé. Et, crois-moi que ça m’ai difficile à dire et à accepter mais je me demande si une relation est encore possible entre nous. Elle redémarre à peine aujourd’hui et elle est bien trop fragile. Je ne sais pas si notre couple pourra supporter tous ces bouleversements. Une sorte de gêne nous sépara et il ne disparaîtra pas aussi facilement. Je ne suis pas sûre de pouvoir vivre avec ça.

 

Thomas resta muet un moment, méditant à ces paroles puis avec toute la sincérité dont il était capable lui répondit d’un ton qui ne souffrait d’aucune hésitation.

 

-Tu as raison. J’y penserais. Beaucoup même. Je ne pourrais jamais oublier et je ne le souhaite pas car je veux t’aider David à surmonter ce viol. Et même si ce sera difficile au début pour nous deux, nous surmonterons cette gêne comme tu dis. Mais mon regard ne changera jamais quand il se posera sur toi. Tu es toujours le même homme. Celui que j’ai appris à aimer. Aucun passé ne peut  ne me fera oublier ce que tu es aujourd’hui. Il ne fera que nous rapprocher, j’en suis certain.

David lui sourit, prit son visage entre ses mains et colla son front au sien, plongeant son regard dans le sien.

-J’espère sincèrement que ça marcheras alors. Mais s‘il te plait, je ne veux plus jamais parler de tout ce qui concerne cette époque de ma vie, d’accord ?
-Au contraire David il faut que tu en parles, garder ces choses pour soit n’est jamais bon, déclara le châtain en attrapant la nuque de David.  Je sais que ce que vais te dire ne va pas te plaire mais si ça te gêne d’en parler avec moi peut-être qu’une personne plus qualifiée…

David se recula.

-Hors de question que je vois un psy Tom. Je n’ai pas à confier toutes les péripéties désastreuses de ma vie à un inconnu. Je n’ai pas besoin d’en parler davantage, rien que de l’avoir fait avec toi me soulage si tu veux savoir. Je ne suis plus seul à porter ce fardeau et crois moi je me sens mieux désormais. Promet moi juste de n’en parler à personne, jamais. Ce serait me trahir Thomas et jamais je ne te pardonnerais tu entends ? déclara David son ton se durcissant un peu plus à chaque mot.
« Jamais. Je te le promets. Ce sera notre secret et au grand jamais je ne le révèlerais, je te le jure devant tout sur que j’ai de plus cher. Promit Thomas .Mais il faut que tu fasses quelques chose contre cet homme, pas uniquement pour toi, mais pour les  autres enfants qui ont, qui subissent  toujours ces sévices et ceux qui viendront aussi. Car il ne s’arrêtera pas. Il doit être jugé et enfermé. C’est un criminel qui pratique probablement toujours des viols en toute impunité! Tu dois tém… »

Le regard perçant de David et son sourire que Thomas définirait de diabolique, sadique même coupèrent cours à son discours.

-Quelqu’un s’est déjà chargé de le punir à la place de la justice, déclara David. Il soupira et s’enfonça entre les coussins du canapé passant ses mains derrière sa propre tête. Il y a huit ans il est mort. Dans un accident de voiture. Et c’est tant mieux car même avec la peine maximale il serait sorti au bout de vingt deux ans maximum. Sans compter les remises de peines. Et puis jamais je n’aurais témoigné, sache-le. Alors prions juste pour qu’il ait beaucoup souffert. Au moins autant que moi.

 

 

Ils échangèrent un long regard, chargé de sentiments et d’émotions mêlés. David s’allongea, épuisé, son amant posant a tête sur sa poitrine. Ainsi enlacé, ils sentaient la présence de l’autre qui leur rappelait leur amour, fort et puissant qui les soutiendrait mutuellement pour longtemps encore, cela, ils l’espéraient tout deux secrètement.

Les doigts de David survolaient le visage de Thomas, frôlant sa peau parfois.

-Tu sais le plus drôle ? Avant, il me semblait impossible d’avoir une relation sexuelle avec un homme, même avec l’envie présente. J’avais peur de retrouver les mêmes sensations qu’avec lui, d’être sans cesse effrayé par mes souvenirs. Lorsqu’on a fait l’amour la première fois, je n’y ai presque pas pensé. C’était comme si j’avais à faire à deux situations complètement différentes, deux actes totalement distincts. J’étais bien, heureux. Tu as su me faire tout oublier et par cet exploit j’eu la certitude que tu serais quelqu’un d’à part pour moi. Et tu vois, je ne m’étais pas trompé.

Les deux amants se sourirent d’un de ces sourires unique qui vaut de l’or tant sa préciosité le rend d’une rareté infinie. Dans les bras de l’être aimé, le cœur du blessé réchauffé par un corps chaud et doux qui surement l’apaiserait pour longtemps encore.

-Question réconciliation, on a fait plus joyeux, ajouta Thomas.

Ils rirent ensemble, heureux malgré tout, puis peu à peu ils fermèrent les yeux alors que le jour se levait.

Leurs visages apaisés inspiraient une paix insouciante.

 

 Lily => merci, je sais vraiment pas ce que j'ai fais sur ce ccoup là ^^

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Big mouth strikes again....  (Trucs, machins...) posté le mardi 03 novembre 2009 16:45

En cet après midi de travail, alors que je demandais la traduction d’un texte espagnol au dictionnaire reverso , je découvre avec étonnement, en ouvrant mon compte JV, un commentaire de Mimieec qui m'anonce que j'ai été tagué. Les tags ? Kesako ? Oui, on les avait oublié…

 

 Les règles : Chaque personne taguée doit écrire 6 choses à savoir sur elle. Les personnes taguées doivent écrire sur leur blog les règles. La personne taguée doit taguer à son tour 6 personnes, et les mettre sur son blog. Il faut précisé qui vous a tagué. Tu n'as pas le droit de taguer la personne qui t'as tagué. Tu ne peux pas être taguée plus de 6 fois.

 

Là s’offre à moi 2 option : soit je ne réplique pas, sot je réplique. Sachant que j’ai déjà été taguée (il y a longtemps) la logique voudrait que je m’incline devant la 1ere option SAUF que j’ai pas envie car les tags moi ça m’amuse ^^ Surtout que la dernière fois je n’ai pas fait de victime

Donc : voici 6 informations (qui valent ce qu’elles valent)

 

1-      Je suis en 1ES (youhou !)

2-      Je suis une associable de la vie et la compagnie des gens me fait souvent rapidement chier (sauf certaines exceptions) ce qui fait que je peux me montrer assez froide ou même agressive (moi, David ? nooooon !) Mais sinon je peux aussi me montrer adorable et je ne suis absolument pas méchante, je déteste faire de la peine aux autres. Et puis je rigole tout le temps !

3-      Je suis cyber-mariée avec une fille nommée Chapichapo que l’on peut retrouver sur le forum d’alphajuliette xD  (hop un petit coup de pub !)

4-      Je fais de la natation depuis…ben la rentrée et j’adore ça.

5-      Je n’ai toujours pas trouvé mon orientation sexuelle (ça commence à bien faire maintenant…)

6-      Je veux commencer la guitare et électrique mais mes parents ont tellement pas confiance en mon sérieux qu’ils hésitent à m’en acheter une –‘ L’investissement vous comprenez, c’est la crise…Donc en attendent je joue sur ma sèche.

7-      Et comme je trouve que six c’est un fiche débile et que je me sens d’humeur à raconter ma vie j’ajouterais que je suis une fan du site gayclic (no comment)

8-      Que j’ai fêté halloween la veille de cette fête au lazer-game avec des amis habillée en écolière japonaise remastorisée pour l’occasion en zombie (et que je me suis tapé la honte dans le tram avec mes fausses cicatrices sur la tronche, mais rien à foutre)

9-      Je suis une glandeuse professionnel et mon rêve serait d’être payé à ne rien foutre (en attendant je vise le bac lol)

10-  (et la je sèche….) Je ne suis pas spécialement une casse-cou mais je me fais rarement mal, même en recevant des coups, et comme j’ai des os super solides (merci p’tit gervais lol non en fait je m’enfile des tonnes de calcium tout les jours) je me jette dans l’action sans hésiter ^^

 

Et en retour je tag (pour faire chier le monde, avouez que c’est toujours très drôle xD) : deadly, Layla, plaisance, marine et unimanga ! MOUHAHA ! (j’ai la vague impression que je vais avoir des retours « déjà taguée plus de 6 fois ! » --‘ )

 

ps: en pix, un acteur qui je trouve ressemble sur cette photo à l'image que je me fais de Thomas, bon j'espère trouver mieux (surtout que l'acteur à 4O ans -même si je l'ai pas mal retouché lol)

 

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