David
La sonnerie de 16 heures retenti
et tout les occupants de la classe plient leur affaires pour aller
respirer l'ai frais de la cour. Je range mes affaires calmement,
pas du tout pressé de sortir. Ma sœur ayant une sortie
organiser je ne sais où je n'ai aucune raison de me dépêcher pour
la rejoindre, pour ne pas la laisser seule.
Trois jour on passé depuis cette
fameuse journée où, et d'un, je me suis accroché avec trois
crétins, et de deux, Léo' s'est fâché avec ses amis, encore et
toujours pour me défendre. Depuis, elle leur fait la tête et reste
avec moi tout son temps pour marquer sa colère. Mais je sais que
cette situation de durera pas longtemps, et je parie qu'aujourd'hui
même elle va se rabibocher avec eux.
Je remarque alors Martenon et
Joffre qui, eux aussi, prennent tout leur temps. Je ne pensais
l'heure d'une nouvelle confrontation aussi proche ! Mais puisqu'ils
insistent...
M. Ward semble finir de noter des
devoirs, ne se préoccupant pas de notre présence. Ils ne comptent
tout de même pas régler ça devant le prof ?
-Salut tapette ! me lance
Martenon faussement amicale.
-Wesh tarlouze! Renchéris
Joffre.
J'hausse un sourcil tout un
affichant un regard morne et désintéressé. J'entreprends de fermer
mon sac, les pensant parti, mais je me rends vite compte qu'ils
sont toujours postés derrière moi. Je me retourne et leur fait
face.
-Un problème?
-Oui c'est toi le
problème.
-Je m'en serais
douté...soufflai-je lasse.
Le silence s'installe où
nous nous fixons dans le blanc de yeux. Ce petit jeu n'allait pas
durée très longtemps.
-Tu bouges? Demandai-je à Joffre
placé devant la porte m'empêchant d'ouvrir celle-ci, bien que cette
demande ressemble plus à un ordre qu’une requête.
-Ne crois pas t'en tirer comme ça David. Si tu
penses que l’on va fermer notre gueule parce que tu nous
menace de raconter n'importe quoi à notre sujet au lycée, tu te
fourres le doigt dans l'œil. Tout le monde de croira que,
voulant te venger de ton homosexualité dévoilé, tu veux en faire
autant pour nous, même si c'est des conneries !
Son petit sourire mesquin me donne envie de lui
foutre des baffes ! Mais je ne m'abaisserai pas à la violence
physique, en tout cas pas sans raisons valables.
-Pourquoi me le dis-tu? Si c'est se que tu penses,
alors agis, puisque tu n'as rien à perdre et que de toutes façon,
comme tu dis, personne ne me croira. J'ajoute à cela un petit air
hautain qui les fait rager.
-On voulait juste te prévenir que c'est nous qui
menons la barque et qu'avec deux-trois mots, on peut t'écraser
aussi facilement qu'une mouche !
-Complexe de supériorité ! J'ai le même ! Mais
ne t'inquiète, je vais flatter ton égo et te laissé imaginer un
instant que tu peux gagner, te laissant apprendre seul de tes
erreurs quand tu auras la surprise de te trouver toi-même écrasé
!
-Un conseil fermes-là, sinon je te casse la
g...
-Vous ne ferez rien du tout M. Joffre, intervint
alors Ward.
Je l'avais complètement oublié celui-là.
-Je vous conseille de ne pas vous en prendre à
David comme à n'importe quel élève sinon vous risqueriez bien de le
regretté ! Je ne veux pas de discriminations dans ma classe et je
ne pense pas non plus que le Directeur en tolère vos actes et
paroles homophobes, je le suis bien fais comprendre ?
Déclara-t-il, visiblement en colère.
J'aurais pu être ravi que mon prof
prenne mon parti et me défende, mais il n'en est rien. Seul
les faibles ont besoin d'être défendu, les forts, eux, attaquent
est baissent par leur propres crocs. Je devais leur faire ravaler
leur fierté, pas lui.
Mes deux adversaire baragouines quelques arguments
pour se justifier sous le regard dur et autoritaire du jeune
prof'.
D'un geste rageur j'attrape mon sac et sort de la
classe
-David où tu vas?
Je me retourne, le regard noir.
-Je n'avais pas besoin de votre aide, vous auriez
mieux fait de ne pas vous en mêler !
Et je poursuis ma route sous le regard
incompréhension de mon professeur.
Quelques heures plus tard
- Je vais les avoir mes dix-huit ans et ce
n’est pas comme si il y avait un flic toutes les minutes qui
passent dans votre bar pourris!!
Je me trouve dans un bar à proximité du lycée
tentant de convaincre le barman me servir une bière, mais bien
évidement, n'étant pas encore majeur, celui-ci s'obstine à me
la refuser ! Connard !!
- Vous n'aurez qu'à dire au flic, qui ne viendra
pas de toute manière, que vous ignoriez mon âge ! De plus je ne
compte pas m'éterniser, je peux même vous l'avalé cul-sec votre
pisse pour être sur de pas me faire repérer!!
Je suis conscient que ce n’est pas en
insultant son bar et les boissons qu’il propose que je vais
parvenir à me servir, mais que voulez-vous, je n’aime pas que
l’on me tienne tête, ça m’énerve au plus haut
point.
- Jeune homme vous commencez sérieusement à me
taper sur les nerfs ! Quand je dis "non", c'est "non" ! Je risque
une amande voir plus à cause de vous! Alors si vous voulez vous
pochtronner, allez le faire ailleurs !
-Mais je ne compte pas me...Me tentai-je de me
défendre avant d’être couper par un nouvel
arrivant.
-Bonjour deux bières s'il vous plaît !
-Tout de suite Monsieur, répondis le barman à son
nouveau client, content visiblement de stopper notre prise de tête
que nous entretenons depuis bien dix minutes.
Je m'apprête à maudire du regard le nouveau client,
quand, découvrant son visage, je reste un moment la bouche ouverte,
comme choqué.
Comment ose-t-il ce con ! D'abord il me ridiculise
pendant la scène "Martenon-Joffre Vs. Moi-même", et
maintenant il se ramène dans ce bar et commande LA boisson
dont je rêve depuis dix minutes, tout ça en me passant devant et en
donnant satisfaction au barman de me faire taire !
M. Ward eu le loisir de recevoir tout ma haine à
travers mon regard.
Après s'être fais servir, il prit les bières en
main en adoptant un sourire malicieux. Il fit deux pas vers une
table avant de s'arrêter et de tourner la tête vers moi.
-Et bah alors, tu viens?
Je le regardé ahuri, il a le dont de me faire
prendre des têtes de cons plusieurs fois à la minutes !
Et, reprenant
mais esprits, je
finis par comprendre enfin à qui été destiné la deuxième bière. Je
peins un sourire narquois sur mon visage destiné au barman qui me
répond par un " connard" silencieux.
Satisfait, je rejoins mon prof assis à une table en
retrait et m'assis en face de lui. Pour qu'il ne se méprenne pas
sur mon but de le rejoindre et d'accepter sa boisson, je me mets à
siroté ma bière, sans un regard ni merci pour lui.
Il me regarde d'un air amuser qui m'agace
profondément.
-Quoi pourquoi vous me regardé comme ça?
-Tu n'as aucune intension de me remercier n'est-ce
pas, tu ne m'as suivie que par intérêt.
Ce n'est évidement pas une question mais une
affirmation, et étrangement il ne semble pas s'offusqué de la
situation, au contraire, il s'en amuse. Perspicace le
bonhomme.
-C'est juste, affirmai-je en toute
simplicité.
Les minutes qui suivirent se passèrent dans le
silence. Mais une question me taraude, sans que je n'ose la lui
poser. Sans doute qu'il le remarqua, car il m'interroge alors par
"oui?" pour me pousser à poser ma question.
Je vais le tuer !
Reprenant mon masque de froideur, je le regarde
droit dans les yeux.
-Pourquoi êtes-vous intervenu tout à
l'heure?
-Parce qu'il m'a semblait bon
d'intervenir.
-C'est un peu facile comme réponse vous ne trouver
pas?
-C'est vrai! Me lance-t-il avec
franchise.
Les coins de ma bouche se plissent cyniquement,
puis il reprend.
-Je n'avais aucune raison de te laissé faire
insulté et menacer sans réagir. Je n'accepte pas ce genre de
discrimination. Mais je n'ai pas compris pourquoi tu à réagit aussi
violement lors de mon intervention. Mon soutien t'a déplu? Tu
aurais préféré les rembarrer seul? ajouta-il amusé.
-Vous faites les questions et les réponses tout
seuls Monsieur, terminai-je agacé.
-Je t'en pris David on n’est pas au lycée ne
m'appel pas "monsieur", ça me fait vieillir de dix ans au
moins!
-Et comment je vous appel alors? "Ward"? Vous
risqueriez de prendre cela pour de l'insolence.
-Ce n'est pas ça qui te fait peur à mon avis ! Mais
appel moi Thomas, tu reprendras le titre réglementaire au lycée, me
dit-il d’un thon sympathique.
Je le regarde, méfiant, mais son sourire son
sincère me rassure et j'acquiesce.
-Bien, Thomas, je prononce, en insistant sur le
«Thomas » prononcé dans un regard pénétrant.
Quelques secondes passent avant que je ne
reprenne.
-Qu'est-ce que vous faites ici? Vous ne rentrez pas
chez vous pour vous détendre ? Vous préféré vous pochtronner
le vendredi soir !
Cette question se veut dans un but taquin
plus que par un réel intérêt et Thomas sembla s'en
satisfaire.
-Oh oh, tu sais que tu as de la chance que l'on ne
soit pas au lycée ! Me dit-il d'un ton amical sans réel
reproche.
Je lui renvois un sourire insolent.
-Sais-tu que je pourrais te poser la même question?
Mineur, dans un bar, à boire de l'alcool...
-...payé par mon prof' de maths, le coupai-je
narquois.
Il éclate de rire devant ma répartie et le voir
rire me donne presque envie de faire de même, presque.
Puis le silence se fait.
-Dis, moi, pourquoi étais-tu absent ce dernier mois
?
-En quoi cela vous regarde-t-il? Je le questionne
froidement.
-Et bien je m'inquiète pour mes élèves c'est normal
non? Tu as loupé la moitié du mois d’octobre!
-Bien sûr, vous étiez mort d'inquiétude,
ironisai-je.
-Pas à ce point mais c'est vrai que je me posais
des questions, j'espérais que se ne sois pas trop grave.
Je baisse les yeux un instant soucieux. S'était-il
véritablement inquiété pour moi ou n'est-ce que politesse et
curiosité?
-Je...J’ai eu des petits problèmes de santé.
Rien de grave, l'appendicite. Les médecins hésitaient à
m’opérer et m’ont fait plusieurs analyse, pas sûr
qu’il s’agisse de ça. Mais j’ai eu une grosse
crise de douleur, et après que ma mère m’est emmenée aux
urgences, je suis passé sur le billard et on m’a retiré
l’appendice, rien de grave. Soulagez?
Il me sourit en secouant légèrement la tête de
droite à gauche l'air de dire : "Qu’est-ce qu’il est
bête quand il s’y met ».
-Vous avez quel âge ? Lui
demandai-je.
Ma question sembla le déstabiliser car il me
regarda les yeux écarquillé. Il faut dire que celle-ci était un peu
incongrue, mais c’était le but.
-Question indiscrète David, on ne pose pas ce genre
de questions à son professeur.
-Bah moi si. Et j'emmerde les
conventions.
C’est moi ou il aime que je le
rembarre ? A chaque fois il semble en rire. Me prend-t-il pour
un con ?
-Si tu y tiens tant, j'ai 25 ans.
Je me peins un sourire satisfait.
-Pourquoi être devenu professeur?
Ces questions sont totalement dénuées
d’intérêt, j’ai juste envie de m’amuser en le
taquinant sur ce qu’il me dit. Il prend un instant de
réflexion avant de répondre.
-Peut-être par vocation. J’aime les maths et
je voulais l’enseigner à d’autre, répond-t-il
sérieusement.
J'acquiesce, mais je ne peux m'empêché de lui
lancer une petite pic.
-Vous auriez plus vite fait d'enseigner à compter à
des chimpanzés !
-Tu crois? Ria Thomas.
-C'est pas se que vous vous dites des
fois?
- Si, confesse-t-il. Mais c'est rare et le plus
souvent je suis satisfait de mon travail. Je suppose que quand tu
parles de chimpanzés, tu ne parles pour toi.
J'hausse les épaules.
-Que veux-tu faire plus tard?
Je lève la tête vers lui et plonge mon regard dans
le sien.
-Médecin légiste.
J'éclate de rire devant sont regard
ahuri.
-Surpris?
-Plutôt oui. Mais qu'est-ce que te plaît là
dedans?
-Les morts ne parlent pas..
-C'est peut commun, mais surement passionnant.
Quoique qu’un peu pessimiste et déprimant tu ne crois
pas ?
-Pessimiste je le suis déjà, qu'en à déprimant...je
ne sais pas. Vous avez sans doute raison mais c'est le métier que
je choisis. Il faut bien qu'il y est des personnes pour l'exercer
non?
-Exact.
-Le jour où vous commetterez un meurtre sur
l’un de vos élèves, venez me voir. Me moquai-je
ouvertement.
-Si tous mes élèves sont aussi intéressés que toi
alors il n'y a pas de raison. Mais j’espère qu'ils se
montreront plus souriants et actifs en classe.
M’attaque-t-il.
-C'est un reproche? Lui demandai-je plus
durement.
-Non, une constatation.
-Gardez-les pour vous j'en ai pas besoin, allez
servir vos reproches
aux crétins de ma classe, ils y trouveront plus d'utilité !
Crachai-je.
-Ne le prends pas mal, je ne disais pas ça dans le
but de te fâcher je t'assure, me dit-il doucement, avec son regard
comme excuses.
Je capitule. Après tout qu'est-ce que j'en au à
faire de se qu'il pense? Et j'ai ma bière à finir, c’est plus
captivant que de discuter avec lui.
-Est-ce que je peux te demander quelque chose sans
que tu t'énerve ?
-Je ne m'énerve jamais.
-Oui j’ai vu ça, ironise-t-il. Tu aimes
également blesser par
les mots pour exprimer ton mécontentement, même si parfois
tu…Il se stoppe net, se rendant compte que ce n’est
pas la bonne stratégie à adopter.
Je m'enfonce dans la chaise et croise les bras
attendant sa question.
Un échange muet se fait entre nous, où nous nous
jaugeons l'un et l'autre.
-Je vous écoute, finis-je par dire.
Il prit un air gêné. Pourquoi ai-je l'expression
que ça question de va pas me plaire? Peut-être parce qu'il a prit
soin de se protéger avant.
-Pourquoi étais-tu si froid et distant avec les
autres? Tu es un garçon intelligent, et je suis sûr, sympathique,
mais tu te mets à l'écart et méprise les gens qui t'entour. Je suis
conscient que cette question est très personnel et que l'on ne se
connaît pas vraiment, mais je ne comprends ta façon
d'agir.
-Effectivement, c’est très personnel et
indiscret. Mais je vais partiellement vous répondre.
J’en ai rien à faire de vous tous et de s e que vous pensez.
Pour moi vous êtes plus insignifiant qu’une fourmi ! Et
je ne vois pas pourquoi je côtoierais des gens pour qui je
n’ai aucune sympathie et confiance ! Ce serait de
l’hypocrisie et je déteste l’hypocrisie, déblatérai-je
essoufflé. Je n’ai confiance en personne…terminai-je
d’une voix presque éteinte.
-Même pas en ta sœur? Vous êtes jumeaux et
vous semblez liés, me demande-t-il soudain très doucement avec un
regard triste, comme s’il ressentait ma peine.
Je réfléchis à ses dires. Mon regard devenu
beaucoup plus triste car la simple question de cette hommes à fait
ressurgir des choses que j'avais oublié, ou du moins, que je
parvenais à garder enfouis pour ne pas y penser.
-Oui, nous sommes proches. Mais il y a des choses
pour lesquels la confiance ne peut être apporté qu'à
soit même, répondis-je de ma voix et faible et enrayé.
Se rend-t-il compte des confidences que je lui
fais. Cela ne paraît rien, mais toutes ces choses dites, non jamais
été prononcé à haute voix.
-Merci, me souffle-t-il.
-Je ne vous ai rien dis qui nécessite ce
mot.
Au fonde moi je sais que je vais regretter de lui
avoir parlé. Il a bien sentit le voile de tristesse qui couvrait
mon regard et ma voix enrayé. Il a touché sans le savoir, la où sa
fait mal, et je lui en veux d’avoir un tel pouvoir sur
moi.
"Je n'aurais pas dû lui parler..."
-David, si tu as besoin de quoique se soit je suis
là d'accord. Sa voix est douce, et son regard
compatissant.
Il devient trop dangereux pour moi, il faut que je
m'en éloigne.
-Je n'ai besoin de rien. Et sûrement pas de vous,
cassai-je.
Je sors 3 euros de ma poche mais il
m'arrête.
-Non, c'est moi qui paye, tu peux rentrée chez
toi.
-Allez vous faire voir, je n’ai pas besoin de
votre fric ! Lui crachai-je à la figure
Je pose la monnaie sur la table et m'en vais
précipitamment, sans me retourner.